navigation

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

stevecravatejaune.jpg
Steve LOEMBA, juriste de formation, Président de la Fondation “Cause-Congo,” auteur du livre “le procès de la démocratie congolaise” et animateur principal de cet espace de démocratie participative ou chaque sensibilité peut s'exprimer librement dans le respect des différences.





Tous à l’Elysée 15 juillet, 2009

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , ajouter un commentaire

Ahmadinejad: La folie du 21e siècle 15 juin, 2009

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 7 commentaires

ahmadinejad.jpg

Parfois la démocratie à ceci  de monstrueux ; elle est capable de propulser par l’onction du suffrage universel, un monstre aux commandes d’un Etat. Comme Adolph Hitler en Allemagne, la République Islamique d’Iran, vient une fois de plus de faire élire un politique sulfureux à sa tête. Après l’annonce des résultats, des millions d’iraniens à travers le monde se pose une question symptomatique : « Where is my vote ? ». Comme si, ce résultat ne reflétait aucunement le désir profond  du peuple d’Iran. Depuis 4ans, la gouvernance de ce pays a pris une tournure effrayante et sans précédent dans l’histoire de l’Iran.  Le peuple iranien conscient de la situation mondiale de l’Iran et la très forte répression instaurée dans le pays par le gouvernement d’AHMADINEJAD s’est présenté devant les urnes, tous unis pour un changement profond au sein du régime et pour défendre le peu de droits et de démocratie qu’on veut bien leur reconnaître. Mais surtout pour mettre fin à la politique extrêmement belliqueuse et moyenâgeuse d’AHMADINEJAD.  Ce sursaut, peu se lire dans les statistiques de participation qui s’élèverait à plus de 85% ; mais le résultat semble être tronquer si l’on croit la stupéfaction et l’étonnement des iraniens à travers le monde. La communauté internationale parle de « fraude et d’irrégularité massives ». Aussitôt, les miliciens du régime ont envahi les rues pour réprimer sauvagement les mouvements spontanés des populations.  Tous les moyens de communications du pays ont été coupés pour empêcher tout contact extérieur. Des dizaines de politiciens réformateurs proches de monsieur Moussavi ont été interpellés et emmenés à des lieux inconnus. Téhéran est on état de siège, la tension est palpable, la police politique est de plus en plus violente. Mais Téhéran n'est pas l'Iran et Moussavi n'est pas meilleur qu'Ahmadinejad, loin sans faux. La victoire du peuple iranien  est volée par un président populiste  et ouvertement haineux envers l'Israel. Sa conquête du nucléaire militaire fragilise peu à peu la paix mondiale La communauté internationale est juge de cette sordide démocratie qui nous rappel honteusement une certaine période qu'on aimerait jamais avoir à revivre. Alors comment faire? “Frapper les installations nucléaires iraniennes serait militairement inefficace et diplomatiquement apocalyptique vis-à-vis du monde musulman. Ne pas les attaquer témoignerait d'une faiblesse que les adversaires de l'Occident estimeront consubstancielle à la démocratie”, quel est le bon équilibre?. A suivre donc…

Sarkozy et ces dames 19 mai, 2009

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés





“I have a dream” … et si l’Amérique osait 31 octobre, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 44 commentaires

27319amontanaobamafavoridessondages.jpg

 

Mise à jour: Le monde est entrain de vivre un grand moment historique et on ce jour si particulier,  j'ai l'impression de participer à l'Histoire, à l'histoire de l'humanité, à l'histoire de la Démocratie. Je pourrais dire à la potérité que moi aussi  j'y étais, j'ai vécu cette grande mutation. Chacun se souviendra très certainement de ce qu'il faisait ce jour. Il n'y a que l'Amérique pour nous offrir cette grande leçon de démocratie et d'audace. L'Histoire est en marche, c'est un moment important et le rétablissement de toutes ses injustices historiques que le peuple noir a porté en lui. C'est avec beaucoup d'humilité et de reconnaissance que nous abordons cette victoire.

« ”Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.”

« Je fais le rêve qu'un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”
« Je fais le rêve qu'un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
« Je fais le rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, désert étouffant d'injustice et d'oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice.
« Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd'hui !
« Je fais le rêve qu'un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.
« Je fais ce rêve aujourd'hui.

« Je fais le rêve qu'un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformées en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire du Seigneur soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble.»

lire la suite…

Le capitalisme sauvage et débridé 15 octobre, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 24 commentaires

wallstreetsign1.jpg 

« Ce qui ne peut-être évité, il faut l'embrasser » disait Shakespeare. La crise financière actuelle est certainement la plus agressive et la plus importante de ce siècle et tous les économistes chevronnés sont unanimes sur le fait qu'elle était inévitable puisque la machine commençais à saturer. Le système était arrivé à implosion, il fallait que ça explose pour que les marchés se culpabilisent et se responsabilisent un peu plus. Maintenant qu’elle est omniprésente et qu’elle traumatise et paralyse l’économie mondiale, il faut désormais mieux réguler et encadrer ce capitalisme sauvage. Il est essentiel de tirer les leçons, réfléchir à un système plus stable et mettre en place des mesures à la fois saines, durables et applicables par l’ensemble des partenaires européens et internationaux. Aujourd'hui, il ne suffit plus d'injecter des liquidités dans la tuyauterie pour qu'elle redémarre, il faut dompter les établissements financiers, mettre des balises et prendre des sanctions pour ne plus avoir à subir cette folie. De nombreux plans marshall sont proposés par les pays riches: Le plan Paulson  engage 700 milliards de dollars et  l'Union Européenne met sur la table près de 1500 milliards d'euros, les sommes sont impressionnantes, mais en réalité, elles sont complètement virtuelles pour le citoyen lambda ; pourtant les chiffres sont faramineux, à la hauteur de la démesure. Pouvait-on faire autrement ? Certainement pas, il fallait rassurer les marchés pour qu'ils ne s'affolent plus, il fallait apaiser les épargnants pour qu’ils ne se précipitent pas dans les guichet des banques pour récupérer leur argent. Mais tout le monde sait parfaitement que cela ne suffira pas, au delà de la crise de confiance, de la crise de solvabilité et de la crise de liquidité, il y’ a la crise de gestions des actifs qui continue de plomber la bonne santé des banques. Même avec autant d ‘argent, le problème reste entier pour les institutions financières et pour les Etats : A quel prix les Etats vont-ils acheter ces créances douteuses aux banques? Au prix fort pour booster les entreprises en difficultés ? avec ce blanc seing, ce serait cautionner leurs erreurs et cette idée semble très mal perçue par les contribuables. Faut-il les racheter à faible prix? Les actifs continueront toujours à être fragiles puisqu’ils n’auront pas assez de cash pour épurer les obligations et garantir une réelle solvabilité à leur institution. Le casse-tête ne fait que commencer. Cependant, je pense que cette crise est un mal qui fera du bien, elle sera salvatrice et peut-être une ultime occasion de faire de nouveaux choix de société. Face à la cupidité jamais assouvie des riches et ce capitalisme fou qui dérègle et pervertit le système financier mondial, le monde est passé  à côté du…

lire la suite…

Nick Fylla face à la presse 20 août, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 16 commentaires





Le Président Bongo règle ses comptes… 17 juin, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 11 commentaires

Ce sera Obama… 4 juin, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 24 commentaires

xin514487f068b745f2acca564c09b49996.jpg

“L'Amérique est une machine à inventer l'avenir. C'est pourquoi le monde l'observe avec ce mélange de fascination, de répulsion, d'appréhension aussi. En élisant Barack Obama, elle vient de faire exploser sa “barrère raciale” et de redonner un sacré coup de jeune à son modèle. L'Amérique, qui compte une minorité de Noirs(12%), a tourné pour de bon la page de l'esclavage et de la ségrégation en plébiscitant un métis atomique. Cosmopolite et pluriethnique, Barack Obama est la première incarnation d'un président mondial. Le nouveau président est le dépositaire de tous les espoirs d'un pays qui, après le cataclysme des subprimes,se demande si son rêve ne tourne pas au cauchemar. C'est pourquoi cette élection est un tournant historique. Les américains ont plus voté pour ce qu'il est, un politicien moderne et avisé, que pour ce qu'il fera. Il ne lui reste plus qu'à être à la hauteur du formidable engouement messianique que son charisme a provoqué partout sur la terre.” F.O.G

lire la suite…

A quoi sert le Parti Socialiste ? 26 mai, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 19 commentaires

h9ill985546royaldelanoe.jpg

Depuis 1995, le parti de François Mitterrand a perdu sa capacité à prendre le pouvoir suprême, faute de programme cohérent et de leader charismatique. Le Parti Socialiste est devenu simplement un parti contestataire. Il n’est d’accord avec personne ni avec rien ; tout ce que la mouvance présidentielle propose est nécessairement voué à l’échec et surtout “nocif pour la France” d'après leur analyse, mais à coté de cela, ce parti ne propose rien de nouveau ni de révolutionnaire pour créer les conditions d’une alternative politique crédible lors des grands rendez-vous électoraux. Aujourd’hui, comme hier le Parti de Léon Blum n’offre plus rien d’audacieux, n’imagine plus l’avenir avec conviction, n’invente plus le futur avec détermination. En somme, le Parti socialiste ne fait plus rêver, il est devenu bobo dans la fameuse gauche-caviar. Il a délaissé le combat des couches populaires et de la justice sociale pour s’embourgeoiser et il s'est planquer du côté de saint germain des près pour jouir des retombés du capitalisme. Muré dans son ancienne idéologie gauchiste, il est par conséquent devenu ringard, inaudible, invisible, impassible du débat et des réalités quotidiennes des français. Certains disent même “qu’il sombre peu à peu depuis la dernière présidentielle dans un état comateux presque végétatif qu'il lui sera difficile de se reléver intact”. Un an après sa défaite face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a du mal à rassembler les cadres du Parti Socialiste et à fédérer la gauche pluriel autour de son nom, mieux encore autour d’un projet ambitieux et novateur. Jamais la France n’a connu une situation politique aussi plate venant de l’opposition ; d’ailleurs Nicolas Sarkozy se plait à dire qu’il préside la nation avec pour seule opposition « les couacs de son gouvernement et les travers de sa propre majorité ». La ligne politique du Parti Socialiste est illisible parce qu’inexistante, il est trop occupé par sa cruelle guerre des chefs et à une succession d’ego surdimensionné des présidentiables. Il donne l’impression de n’avoir toujours pas compris la préoccupation immédiate des français, encore moins celle des socialistes qui lui exigent autre chose que cette minable bataille de succession pour 2012, mais surtout cette nouvelle guerre sémantique sur le fait d’être social-libéral, un concept largué par le maire de paris dans son nouveau livre intitulé l'Audace. A mon humble avis, le premier parti d’opposition de France devrait

lire la suite…

Nicolas Sarkozy,de la passion à la déception 6 mai, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 19 commentaires

20070820sarkozyinside.jpg

Il voulait changer la France, mais c’est la France qui la changé. Il voulait une rupture, c’est désinvolture qui l’a emporté. Il avait promis le pouvoir d’achat aux français, mais la conjoncture internationale en a décidé autrement et il à même ajouté avec une anse de fatalité qu’il « ne pouvait vider des caisses déjà vides ». Il a créé un secrétariat aux droits de l’Homme, mais la diplomatie du chéquier et la réalpolitik ont repris cyniquement le dessus sur les Affaires d’Etat. Il avait des ambitions et des rêves pour l’exercice de « Son » pouvoir, mais de ses rêves, il en est revenu déstabilisé par l’affrontement entre “la réalité rêvée et la réalité réelle“. Il voulait liquider l’héritage de mai 68, lui petit français au sang mêlé ; mais il a désappris de rappeler que sans ce mouvement « soixante-huitard », il n’aurait peut-être jamais pu accéder à l’Elysée avec un passé d’homme divorcé, une famille recomposée et un remariage peut-être trop précipité au sein du palais présidentiel. Pendant une année Nicolas Sarkozy a confondu les genres et a méprisé la fonction, il s’est comporté comme un enfant gâté : « Il a eu ce qu’il a voulu, même s’il n’a jamais voulu ce qu’il a eu ». En voulant se mêler de tout, il a dégoûté les français de sa fameuse « rupture » et la France s’est laissée aller à des humeurs chagrines et pessimistes. Durant cette première année le président français s’est orgueilli de pouvoir transformer en or tout ce qu’il touchait mais comme l’orgueil précède la chute, douze mois après, le désamour avec les français est cinglant. Et comme le sentiment le plus proche de l’amour c’est la haine, les baromètres des instituts de sondages clignotent tous au rouge et les journalistes relayent avec une certaine délectation la désaffection populaire. Oui, parce qu’une élection présidentielle est un rendez-vous personnel entre un homme et son peuple, les français ont perçu sa manière bling-bling de présider comme une trahison personnelle. Le plus ahurissant dans toute cette usine à sondage, c’est que ces études se contredisent de jour en jour et que tout s’entremêle, et la machine médiatique s’emballe sans retenue. Dans la galaxie sarkozie, on tente de mépriser l’événement avec une certaine passion d’indifférence, mais les couacs se succèdent et se ressemblent au sein même du gouvernement, pas besoin d'avoir une opposition, les ministres le font tellement bien eux même. Nicolas Sarkozy est le seul comptable, parce que dès le début de son quinquennat, il avait fait sauter le verrou de la liberté d’expression des ministres et des collaborateurs, donc le retour du bâton est violent. Le président français avait porté tellement haut les…

lire la suite…

Aimé Césaire:Un négre qui pense. 21 avril, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 26 commentaires

cesairehaut.jpg

Il n’était pas lumière, pourtant Aimé Césaire s’est éteint. En ce jour de désolation, nous allumons la lune pour lui, pour que son combat soit éclairé et ne reste insignifiant. Mon père m’a décrit Aimé Césaire comme « La promesse rare d’une intelligence exceptionnelle ». Avec Nelson Mandela, ce sont des Hommes que j’aurais aimé rencontrer au moins une fois dans cette éphémère existence afin de comprendre leur temps. Des Hommes érudits, aux visages détendus qui traduisent souvent la pénétration d’un esprit fin et le plaisir délicat d’Hommes de culture. Toute sa vie, Aimé Césaire a écrit en témoin privilégié, il a dénoncé les travers de la colonisation et défendu l’émancipation de l’identité noire. On le pensait éternel, imperméable à ces années qui passent et qu’il décrivait avec malice et ironie ; mais aujourd’hui on sait que même les Grands Hommes ne peuvent combattre la grande inconnue qui est la mort. Agé de 94 ans, le poète martiniquais est mort comme il a vécu: Avec élégance et sens de l’honneur. Au terme d’une vie faite de poésie, Aimé Césaire a traversé les styles et les époques avec une rare bonté. Homme de lettre et de conviction, il a livré avec force ses meilleurs combats, particulièrement celui du racisme de l’idéologie colonialiste, mais sans jamais mépriser l’homme blanc. Lui descendant d’esclave, avec l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor, ils ont créé le concept de la Négritude, c’est-à-dire «Un ensemble de valeurs qui incitent à être fier de son identité noire ». Pour eux, il faut acquérir sa dignité, en enfer s’il le faut et refuser l’humiliation même au paradis. « Rien ne coûte plus cher que le dédain de ses origines », l'occulter est une vanité sans intérêt parce qu'elles reviennent à soi comme un boomerang. Aimé Césaire était à la Martinique ce que la Tour Eiffel est à Paris: une institution, qu’il faisait bon de visiter et de s’y afficher en public comme une caution morale. Le sentiment à la fois d’accomplissement et d’inachèvement caractérise ce poète de la politique : D’abord cette fierté d’être de race noire, ensuite le constat de l'imparfait du présent de la condition de ces derniers dans le monde au 21ème siècle. Est-ce pour autant que son combat fut inutile ? Je ne pense pas. Après sa mort, tout commence maintenant et le combat continue. En tout cas moi je sais ce que je lui dois et je me sens l’héritier testamentaire de son combat pour le respect des différences et la fierté de son identité. Césaire s’est imposé dans ma culture littéraire et dans mon combat politique comme une évidence, car les batailles qu’il a livré pour mon peuple sont les fondations de mes engagements et de mes idéaux. Avec sa plume alerte, il m’a appris à m’approprier de mon Histoire pour pouvoir la maîtriser et l'expliquer. « Rien ne nous est interdit à nous peuple noir, qu’il faut continuer à s’ouvrir au monde et prendre, prendre toute la culture de Soyinka à Hemingway de Shakespeare à Hugo » et de « Ne jamais faire de compromis avec ses valeurs. Refuser de changer ce qu’on est foncièrement pour être un autre et ne jamais vampiriser ni travestir son identité pour se fondre dans celle des autres. Refuser de s’enfermer dans sa seule condition de noire » parce qu’on ne doit pas être « esclave de son esclavage » disait Fanon. Grande conscience de la cause noire, le « guide éclairé » savait exprimer

lire la suite…

Tibet: le centre névralgique des J.O 26 mars, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 28 commentaires

articlejopekinfr.jpg

A cinq mois de l’ouverture des jeux olympiques à Pékin, et à deux ans de l’Exposition universelle de Shanghai, la Chine sait que les caméras du monde entier sont braquées sur elle ; et comme elle demande a être légitimée, c’est le moment opportun pour exercer des pressions politiques et diplomatiques pour qu’enfin elle rentre dans les clos universels des droits de l’Homme et du citoyen. Mais ses pressions suffiront-elles à apaiser les élans belliqueux du « boucher de Lhassa » ? Sans doute que non. D'ici quelques années la République populaire de Chine sera la première puissance économique mondiale. A ce titre, rien ne semble lui résister, les usines et les capitaux se délocalisent chez elle sans vergogne. C'est la conséquence directe de la mondialisation. Elle est riche, tellement riche qu'on peut se permettre d'occulter certaines humiliations que son peuple subit; mettre en lumière ses infortunes pourrait perturber les relations mercantiles. Sur les grandes places boursières, la Chine fait la pluie et le beau temps, car elle dispose d'une réserve financière telle qu'à elle seule, « l’empire du Milieu » peut déclencher un krach économique insurmontable. Le monde le sait, la Chine aussi, alors elle s'en amuse joyeusement; elle « impuissante » par sa force économique les traditionnels « donneurs de leçons et faiseurs de morale », en premier lieu les grandes démocraties occidentales qui parfois ne respectent pas eux même certains Droits Humains. La République populaire de Chine ironise sur sa position florissante et joue sur les divisions des gouvernements européens pour mener le jeu cynique de la politique : « la main qui donne, c’est la main qui dirige ». C'est pourquoi, personne n'ose la contrarier, on préfère lui chuchoter les problèmes des droits de l'homme de son pays avec toute la courtoisie et les précautions dues à son rang de faiseur d'économie. A cela,il faut ajouter une certaine hypocrisie qui semble noyer les hommes politiques occidentaux ; ils font mine de découvrir « les horreurs et les tragédies que la Chine fait subir à son peuple en général et au peuple Tibétain en particulier ». Depuis quelques semaines le petit monde politico - médiatique se révolte de la tenue des J.O à Pékin ; comme une sorte de découverte surprenante, les politiques, les intellectuels et les journalistes se donnent en spectacle devant les télévisions du monde pour dire leur indignation, leur mépris face à cette “odieuse ignominie chinoise” alors que depuis des années, on sait tous que la Chine est une dictature et depuis 7 ans on sait également où se tiendront ces jeux et personne n’a jamais réagi ; et aujourd’hui, comme par miracle, ceux qui ne sont pas aux affaires fustigent avec violence la surdité politique de ceux qui sont au pouvoir. Le vrai problème est que…

lire la suite…

Ayaan Hirsi Ali: le combat de la dignité 12 mars, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 16 commentaires

20080211aliyadelevy.jpg
Par Bernard-Henri Lévy

Ayaan Hirsi Ali est cette jeune femme, ex-députée néerlandaise, d'origine somalienne, qui a été condamnée à mort, il y a un peu plus de trois ans, par des groupes islamistes d'Amsterdam. C'est cette femme admirable qui, depuis le jour de novembre 2004 où l'on retrouva, plantée dans la poitrine sans vie du réalisateur Theo Van Gogh, une lettre la désignant comme la prochaine cible des tueurs, vit comme a longtemps vécu Salman Rushdie : traquée, pourchassée, empêchée de dormir tous les soirs au même endroit, jamais en repos. Et cela pourquoi ? Et ce calvaire, cette vie en sursis, pour quelle faute ? Parce qu'elle a, quand elle était députée, fait voter une loi contre l'excision des petites filles. Parce qu'elle s'est battue, alors, contre cette tentation communautariste qui est, pour elle comme pour bien d'autres, l'une des menaces les plus insidieuses qui pèsent sur les démocraties. Parce qu'elle a dit haut et fort, sans s'embarrasser des précautions qu'impose la « culture de l'excuse », son refus de cette nouvelle version du fascisme que l'on appelle l'islamisme radical. Et parce qu'elle a tenu, sur l'islam lui-même ou, plus exactement, sur l'« islam actuel » et sa compatibilité ou non avec les « présupposés de l'Etat de droit », des propos qui auraient pu susciter la polémique, le débat, la critique, mais que les fanatiques ont entendus comme un blasphème doublé-crime suprême !-d'une invitation à l'apostasie… Ayaan Hirsi Ali n'a rien fait d'autre, en réalité, qu'inviter à la libre réflexion sur les relations entre les religions et l'Etat. Elle a plaidé, dans chaque cas, pour ces principes de laïcité-elle dit laïcité « à la française »-qui lui semblent être l'un des acquis non négociables des combats démocratiques. Elle s'est contentée de…

lire la suite…

Nelson Mandela: Un autre regard sur l’Afrique 26 février, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 33 commentaires

steveloembaublogfrmandela.jpg

« Aussi loin que je puisse être, vous n’avez cessé d’habiter mon cœur » voici les premiers mots que prononce Nelson Mandela à sa sortie de prison. Il est né le 18 juillet 1918, cette année marque la fin de la Première Guerre mondiale, ce fut aussi l'année de l'épidémie de la grippe espagnole qui a tué des millions de gens dans le monde entier et comme si cela ne suffisait en référence, son père lui donne le nom de Nelson Rolihlahla Mandela Madiba. En Xhosa (sa langue natale) Rolihlahla signifie littéralement « tirer la branche d'un arbre », mais dans le parler courant sa signification la plus précise est « celui qui crée des problèmes » et ça ne s'invente pas, un nom qui colle à un destin. C'est toujours avec une émotion particulière que je parle de Madiba, cet homme illustre à la démarche hésitante, à la parole sage et lucide, au regard vif et pénétrant d'un enfant me fascine. Il s'exprime avec discernement, écoute plus volontiers qu'il ne parle. Jamais un mot plus haut que l’autre ; jamais dans le monde, l'existence d'un homme politique africain n'aura provoqué autant de troubles et de passions que celui de Mandela. Pendant 27 ans il aura été le prisonnier politique le plus célèbre de l'histoire politique. L’âge de monsieur est avancé, mais sa capacité d’indignation est restée intacte, sa force physique est affaiblie mais son combat politique n'a pris aucune ride. Depuis plus de 50 ans, son combat pour l'unité de l'Afrique du sud et le vivre-ensemble entre les Hommes continue de prendre un sens particulier dans sa vie et dans ses engagements. « Vivre pour rien faire ou mourir en faisant quelque chose » Nelson Mandela a choisit de donner un sens à son existence en se battant pour les nobles causes. Il aurait pu comme les gens de sa génération, se taire et se soumettre pour vivre tranquille, mais vivre tranquille n’était pas son but dans cette vie tant qu'un autre homme penserait détenir le droit de vie ou de mort sur un autre. Cette vie qu’il a dédié à la recherche de la Justice et à l‘égalité universelles entre les Hommes, entre les nations et les peuples. Cependant, rechercher cette égalité, n’est-ce pas une utopie ? Certainement. Il n’y aura jamais d’égalité entre les Hommes, d’ailleurs, arrêtons de vouloir que tout soit égal à tout, car c’est un contresens sur les droits de l’homme. Si tout se vaut, alors le droit-de-l’hommiste se réduit à un nihilisme raffiné. Pourtant, Nelson Mandela s’est battu non pour que tous les Hommes ignorent leurs différences, mais…

lire la suite…

Nicolas Sarkozy: la victime consentante 8 février, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 37 commentaires

4269461.jpg

C'est vraiment parce qu'on ne peut pas faire autrement, qu'il faut que moi aussi je parle de la vie publique du privé de Nicolas Sarkozy. Huit jours avant son mariage, le président de la République aurait adressé un SMS à son ex épouse Cécilia, en forme d’ultimatum : « Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout ». Cette correspondance privée du Chef de l’Etat nous a été rapportée cette semaine par journal « le Nouvel Observateur ». Jusqu’où ira cette incursion déplacée, ce voyeurisme abject et nauséabond que se livre désormais la presse généraliste ? Ce « viol d’intimité » parfois consentant entre Nicolas Sarkozy et les médias se retournera cruellement un jour contre le président français et il lui sera insurmontable parce qu’à ce jeu pervers, un homme public de la stature présidentielle en sort nécessairement affaibli ; parce que le retour du boomerang lui sera fatalement violent. La règle des médias se résume dans les trois « L »: on lèche, on lâche et on lynche ; lui qui est un enfant de la télé, devrait le savoir mieux que quiconque. Dans cette confusion de genre, on a l’impression que la fonction présidentielle se déprécie et je ne pense pas que ce soit le but inavoué de Nicolas Sarkozy. Quel sens donner à la publication de cette correspondance privée du chef de l’Etat si elle est avérée ? sinon celui du « journalisme de caniveau » et dans le fond, cela pose aussi la question de la sécurité des correspondances du président de la République et celle de la déontologie journalistique. Il est vrai que le chef de l'Etat ne peut s'empêcher de nous attirer vers les sphères de sa vie intime, il est de leur devoir (journalistes) de savoir résister de la manière la plus absolue pour ne pas être « une presse ordurière et moutonnière ». Il va falloir mettre un peu de tenue et de retenue aussi bien chez…

lire la suite…

Franc-maçonnerie: mythe ou réalité ? 29 janvier, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 59 commentaires

logejustparf.jpg

La Franc-maçonnerie est l’héritière d’une grande histoire souvent controversée par le culte de « SON » secret. Depuis des siècles, la franc-maçonnerie fait l’objet de tous les fantasmes et de toutes les imaginations possibles. On lui prête parfois des pouvoirs insoupçonnés et des influences pharaoniques à travers le monde, mais tout ceci dans la plus part du temps sans savoir qui elle est exactement. Pour certains, elle serait « un faiseur de rois » et pour d’autres « une grande manipulatrice ». Alors, comment dans cette confusion, démêler le vrai du faux?

Il est vrai que la Franc-Maçonnerie a vécu toutes les vibrations mondiales: Les grandes guerres et les grandes intempéries économiques, elle a aussi survécu aux grandes mutations de l’existence : des tribulations les plus violentes que compte l’Histoire humaine aux grandes constructions philosophiques. On semble percevoir l'ombre des maçons partout; elle est certainement l’organisation ésotérique la plus secrète de la planète, ce qui par ailleurs suscite toutes les curiosités et toutes les interrogations les plus passionnantes et passionnelles que peut avoir l'imagination humaine. Les grands de ce monde auraient semble t-il une filiation directe avec la Franc-maçonnerie, qu'elle est le grand manitou. On lui prête le pouvoir de faire et de défaire les choses. Mais qu’en est-il au fond ? La vérité c’est que le mystère entretenu sur cette organisation complique parfois l'explication simple des grands travaux théoriques qu'elle fait à travers le monde. Des travaux pour maintenir « les grands équilibres universels et réfléchir sur les vastes questions existentielles ». Le secret était devenu pour ses membres le bouclier-protecteur pour dissimuler l’appartenance à cette organisation puissante et redoutable. Pendant longtemps, la Franc-maçonnerie s'est murée dans un silence de convenance pour une « introspection des entrailles du monde ». Chaque fois qu'elle s'est exprimée, elle l'a fait avec discernement et parcimonie: Elle écoute plus volontiers qu’elle ne parle. Une sorte d’Omerta qui a fait la réputation du clan : « Pour être vu, vivons cachés » tel est son mode de fonctionnement après les servitudes qu’elle a subi pendant les Grandes Guerres. C'est pourquoi, partant de là, toutes les portes de la maçonnerie semblaient closes afin de se proteger et en même temps, elle expliquait que « les portes les mieux fermées sont celles qu’on laisse ouvertes ». Elle cultive les paradoxes et attire les contraires pour mieux troubler leurs « eaux de pensées ». Avec la Franc-maçonnerie, c’est toujours quand on croit connaître la vérité qu’on s’en éloigne le plus. Une philosophie toujours inachevée. Le Franc-Maçon parle peu en public et quand il le fait c’est sur la règle cardinale : « Ne dites jamais plus de sept mots lorsque quatre suffisent ». Alors, au moment ou en Afrique centrale, toutes les lubies se font autour de l'installation depuis le 1er décembre 2007 d'une Loge à Bangui dans la République Centrafricaine dirigée par François Bozizé (filleul en maçonnerie du président congolais), il me parait opportun de lever quelques équivoques sur cette puissante organisation. D'abord, sachez que la plus part des loges africaines sont liées à la Grande Loge Nationale Française pilotée par François Stifani. que ce soit celle au Congo Brazzaville (guidée par le Grand Maître Denis Sassou N'guesso), à Libreville au Gabon régentée par le Grand Maître Omar Bongo Ondimba, toutes soutiennent le Grand Orient de France.

Comme beaucoup d'esprit curieux et alertes, vous vous posez très souvent la question sur la Franc-Maçonnerie, j'ai donc décidé  modestement de vous faire plonger dans cet univers peu connu du commun des mortels, car il me paraît nécessaire de dissiper les chimères autour de cette «grande société secrète ». Loin de moi la prétention d'expliquer le fonctionnement de l'organisation ( parce que personne ne le peut vraiment), mais je vais tenter de donner les clés de compréhension simple et basique de leur philosophie, en essayant de répondre formellement et simplement aux nombreuses interrogations que se posent les curieux comme moi sur l’une des organisations secrète les plus puissantes du monde. Voici les questions qui sont le plus fréquemment posées: Qu'est ce que la Franc-Maçonnerie ?

lire la suite…

Omar Bongo: la clé de l’énigme gabonaise 15 janvier, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 43 commentaires

prvoeux.jpg

Aujourd'hui comme hier, la vie politique gabonaise suscite les sentiments et les passions, les amours et les haines et dans ce cocktail explosif, il est difficile et voire parfois impossible de dissocier le Gabon d’Omar Bongo Ondimba, tellement leurs destins sont liés, tellement leur histoire se conte de la même manière. Le Gabon, comme ses voisins a pris beaucoup de retard sur le monde moderne et sur les grands enjeux environnementaux. Pour les uns, le président Bongo est l'un des freins d'une Afrique des dictatures. Pour les autres, c'est le rempart de stabilité face à des « opposants irresponsables parfois inexpérimentés et inconscients des enjeux vitaux de la Nation ». Il fait partie du dernier carré des chefs d'Etat africains apparemment inamovibles. Cet ancien agent des services secrets français dirige le Gabon avec fermeté dans un gant de velours. Depuis des années, son régime est confronté à plusieurs reprises aux critiques internes et étrangères sur la bonne gouvernance, les droits de l'homme et la pratique démocratique qui est perpétuellement en travaux ( Son socle s'avère fragile.) Mais Omar Bongo est resté imperturbable voire parfois insensible à la vindicte populaire, mais jamais méprisant, il sait que pour durer il faut partager le pouvoir. Mais un partage parcimonieux, distillé de manière dosée et mesurée, tout en gardant le bout du leste afin d'assurer le contrôle et exercer la pleine influence. Il a une vision coutumière de la démocratie, fondée sur deux piliers essentiels: « La préservation de la paix sociale et politique et la Sécurité du pays quoi qu'il en soit» même s'il sait que cette paix est un trompe- l’œil, il tient à la préserver car…

lire la suite…

Pour que chaque jour compte … 5 janvier, 2008

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

steveloembaunblogfranne.jpg

Nous voilâmes dans une nouvelle année pleine de promesses. Une page se tourne dans chacune de nos vies et un nouveau chapitre est a écrire. Je veux vous dire ici combien j’étais heureux et honoré d’animer avec vous cet espace de discussion et je suis impatient de partager les prochaines pages qui sont à écrire et qui je l’espère se fera avec la même passion et le même dévouement. Votre fidélité et votre exigence durant cette année m’ont obligé à une rigueur intellectuelle dans mes éditos, c’est pourquoi, je viens vous offrir tous mes vœux en ces jours de renouveau et que l’année 2008 soit pour vous et vos proches, une source d’amour et de réussite couverte d’une santé de fer et que chaque jour passé sur cette terre, soit une belle et noble expérience. C'est ainsi qu'il convient d'ajouter de la vie dans cette année et non une année encore dans cette vie. Pour que chaque jour compte, le bonheur de la victoire vaut le risque de la défaite. N'ayant pas peur de prendre les risques car il n' y à aucune fatalité pour ceux qui ont le courage d'affronter ce monde. Bonne et heureuse année à chacun et chacune d’entre vous.

 

L’Afrique, le chêne et l’olivier 20 décembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 46 commentaires

afrique.png

Depuis quelques années, l'Afrique est devenue le périmètre clos des rivalités des grandes puissances. Entre l'Est et l'Ouest, entre le marxisme et le libéralisme, elle se perd. Elle hésite. L'Afrique ne retrouve plus le destin que lui avaient promis les « pères de son indépendance » et donc fatalement elle se trouve secouée de convulsion. Prise au piège d'ambitions planétaires qui lui sont étrangères, l’Afrique veut désormais prendre date avec l’Histoire, son histoire, pour retrouver ce chemin qui lui fait tellement défaut depuis des décennies. Cette soif de changement a engendré une course au gigantisme, un chemin de questionnement brûlant quelquefois les étapes essentielles de la consécration. « La démocratie est un outil, non une valeur. » Il y a quelques années j'ai publié un ouvrage du même nom ou j'exposais ma conception de la démocratie où chaque nation civilisée devait inéluctablement conjuguer son destin avec des institutions dignes et démocratiques, dans lesquelles des millions d’atomes de souveraineté conféreraient autorités et légitimités pour agir en son nom. Quelques années plus tard mon constat d'amertume reste intact. Rien n'a changé, les choses ont du moins empiré de manière substantielle et comme tout ce qui est excessif est insignifiant, je me dois d'avouer que certains Etats ont fait de l'accession à la démocratie leur leitmotiv. Mais globalement l'Afrique a manqué un rendez-vous décisif. Je ne parle pas du rendez-vous imposé par le général de Gaulle, mais du grand rendez-vous universel des Etats modernes qui font de la démocratie la seule expression légitime des peuples libres. En Afrique, le désir de la démocratie dans les années 90 a donné des possibilités insoupçonnées et des travers monstrueux. Des millions de morts et le bruit des bottes des guerres civiles étaient le prix à payer que le continent africain a dû s'acquitter. L'idée d'accéder à la démocratie était un rêve fou, presque un cadeau empoisonné dont l'Afrique ne mesure pas à cet instant la portée et semble même minimiser les risques et les revers que masque ce contrat politique. Les conséquences ont été à la hauteur de l'enjeu. La démocratie est devenue un bien qui a fait du mal en Afrique, parce que la posologie n’a pas été proportionnellement respectée ; en plus, cette démocratie n’a engendré ni système économique cohérent ni système politique stable pour de simples raisons…

lire la suite…

Le colonel Khadafi: Le prix pour oublier 10 décembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 42 commentaires

mouammarkhadafi1.jpg

« La France ne doit plus transiger sur les questions des droits de l’Homme » déclare avec fougue et détermination Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. En novembre 2007,il renchérissait devant le Parlement européen: « Tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des Droits de l'homme au bénéfice de contrats n'ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs» Il était habité par la conviction d’être finalement le seul à incarner la nouvelle diplomatie française respectueuse des droits de l’homme. Et pendant une fraction de seconde, j’ai pensé naïvement que cet homme avait le courage de ses idées et de son ambition. Avec lui tout devenait possible. Mais qu’on ne s’y trompe pas, depuis la real-politik a repris le dessus et les intérêts économiques sont tels qu’il serait inopportun d’agacer nos partenaires par ces caprices de droits-de-l’hommiste. Exit donc l’idée d’une défense des valeurs fondamentales : trop compliquées, trop contraignantes pour s’encombrer de ses grandes politiques d’intentions. L'exigence politique a conforté la vanité de la parole. Il fallait se rendre à l'évidence, depuis toujours, la politique étrangère de la France est orientée par le business au nom du « sacro-saint carnet de chèques qu'il faut remplir »et lorsque la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme s'indigne que l'on reçoive tambour battant le colonel Khadafi pendant la journée de la célébration des droit de l'homme, elle est immédiatement convoquée pour une rapide mise au point. Bien sur la défense des droits de l’Homme n’a pas de prix (dit-on à l'Elysée) mais elle a quand même un coût et peut faire perdre des milliards d’euros de bénéfices pour les États qui s’aventurent à la respectée. C’est pour cette fallacieuse raison d’Etat que le président français a laissé à Paris Rama Yade (le symbole de la défense des droits de l’Homme) pour ne pas froisser nos amis les chinois au moment ou il faut signer plus de 5 milliards d’euros de commandes. Pour de telle somme, on peut mettre de côté cette exigence universelle et faire quelques arrangements avec son éthique. Une sorte de consensualité le temps d’un business. Un désordre moral en quelque sorte. Bientôt, pourquoi pas faire affaire avec Ahmadinedjad ? Il est tout à fait intéressant de mesurer combien les intérêts économiques…

lire la suite…

Le temps de l’épreuve 27 novembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 31 commentaires

bb271e4c98c811dcb0c343fb948f58ee.jpg
Lorsqu’on a été aussi haut dans l’exercice de la fonction politique, la chute, l’oubli et l’indifférence sont des situations dramatiques pour un homme d‘Etat de la stature de Jacques Chirac. La frustration, l’humiliation et la trahison sont indissociables du pouvoir. Après avoir cédé la place à Nicolas Sarkozy au cœur de l’arène politique, il s’est vu rangé dans le rayon des oubliés. Plus personne ne s’intéresse à lui, pas même un média, ni un ami pour l'accompagner vers sa sortie définitive de la vie politique. Pour la première fois depuis 40 ans, lui le prince des jouissances du pouvoir a expérimenté ce « pouvoir-blues » à la fois attendu et redouté par les politiques. « Cette absence de présence lui pèsera lourdement pendant tout l'été » rapporte un journaliste. Lui qui était habitué aux lumières et aux caprices du pouvoir se voit relégué au second plan aussi vite qu'à été son envol. De la lumière à l'anonymat voire parfois à l'indifférence, Jacques Chirac vivra cet été comme un second affront après celui du départ précipité de la scène politique que lui à imposer son successeur. Mais Jacques Chirac est un puits insondable de mystère qui échappe parfois à sa propre conscience. Il sait rebondir parce que c'est un animal politique qui ne se bat plus pour gravir les échelons, et qui sait surmonter l’affront et l’humiliation pour repartir à la conquête du pouvoir. Il aime l'action et le contact populaire, c’est là qu’il puise son énergie. Pourtant, pendant longtemps j’ai critiqué et parfois combattu ses choix stratégiques et ses orientations politiques: cette manière monarchique de présider la France du haut de son Élysée de bunker, à cela j’ajoute cette politique paternaliste qu’il entretenait avec l’Afrique qui était vraisemblablement méprisante pour ces hommes censés être doués de raison et de liberté. Cette indulgence coupable qu’il avait pour les dirigeants africains a paralysé considérablement la démocratie dans ce continent et les relations traditionnelle avec la mère patrie. Mais pour autant j’ai toujours considéré qu’il était un homme d’Etat capable à la fois de cristalliser les espoirs et les déboires de tout un peuple. Au hasard de sa vie , il a croisé le sacre (la politique) et le magnifique (le pouvoir), mais rien n'égale l'amour qu'il a pour la France. Il a tout sacrifié pour la vie publique et pour incarner la France, “sa” France. Aujourd'hui sa mise en examen par la juge d’instruction Xavière Simeoni pour détournement de fonds publics dans l’affaire des chargés de mission de la ville de Paris sonne dans la conscience collective comme un acharnement judiciaire. Cette première dans l’histoire de la République française met en émoi toute la classe politique qui se trouve gêné à la fois …

lire la suite…

Lettre à François Fillon 12 novembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 35 commentaires

285309.jpg

Monsieur le Premier Ministre,

L’histoire politique me rapporte que la fonction de chef du gouvernement est probablement la plus ingrate et le bail locatif de Matignon incontestablement le plus précaire de l’appareil de l’Etat. Le Premier ministre doit une allégeance particulière au Président de la République qui le nomme et une révérence prononcée à la majorité parlementaire dont il est issu. Cependant, malgré son état de subordination connu de tous, le Premier ministre reste responsable aux yeux de l’opinion et du Parlement des échecs et des revers: il est le « bouc émissaire » que le chef de l’Etat renvoie lorsque les affaires vont mal, le fusible qui saute quand le courant ne passe plus entre la Présidence et la Nation. Votre rôle est de gérer les « bobos » des français, vous êtes censé être le premier urgentiste de France. Mais pourtant depuis près de 6 mois à Matignon, vous semblez être absent au numéro 15 des urgences, alors que Nicolas Sarkozy élu à la tête de l'Etat, secoue la France dans tous les sens et on remarque avec admiration qu'il « n’a pas de bouclier et ne protège pas ses arrières » en cas de tempête. Il est au devant de la scène, il la capte, la sublime et parfois même la subjugue. Le patron de l’Elysée prend tous les risques pour faire bouger les lignes du conservatisme. Il est partout et s'occupe de tout. Contrairement à ses prédécesseurs Nicolas sarkozy personnifie le coeur du Pouvoir, lui donne une âme et un corps pour incarner l’Etat. Il ne veut pas être au-dessus de la mêlée mais dans la mêlée. Alors que la lettre constitutionnelle définie, le chef de l’Etat comme un arbitre national au-dessus des contingences politiques ; un arbitre chargé d’assurer la continuité de l’Etat; Nicolas Sarkozy donne une autre interprétation des textes: il passe de l’arbitre au guide. « Il détermine et conduit la politique de la Nation », les prérogatives que normalement la Constitution vous reconnaît. Cette méthode peu conventionnelle semble séduire les français. Traditionnellement, C’est un chef de l’Etat placé au-dessus des partis politiques que doit posséder le pouvoir exécutif. Mais avec Sarkozy c'est un chef de l'Etat qui continue d'appartenir de manière notoire à son appareil politique et qui dirige en même temps la nation, avec à sa disposition un bras séculier que l'on appelle gouvernement. Cela signifie que contrairement à la logique du Parlementarisme, le Gouvernement ne doit plus être l’émanation de la volonté parlementaire mais doit dépendre de la volonté du Président de la République : arbitre au-dessus des partis. Cette conception à permis une évolution de la République française vers un régime déséquilibré au profit du président, déséquilibre qui s ‘apparente pour certain à l’exercice d’un pouvoir personnel. Cette situation correspond à la logique présidentialiste d’aujourd’hui; laquelle ne tolère aucune dyarchie au sein de l’exécutif. Les rapports entre le président et le Premier ministre sont marqués par une relation de subordination qui est donnée dès le début de sa nomination. Le Premier ministre n’est plus que le premier des collaborateurs de celui-ci. Car on ne saurait accepter qu'un duo existât au sommet. Mais justement il n’en est rien…

 

lire la suite…

L’ Ami Déby 6 novembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 37 commentaires

 

tchad0002.jpg

Au moment ou le petit monde politico-médiatique s'agite sur l'affaire de l'association illuminée dite « Arche de Zoé », la France redécouvre les vieux réflexes de ce qui a été pendant 30ans « l'Afrique de papa » comme la très justement relévé la secrétaire d'Etat aux affaires Etrangères Rama Yade. Est-il bien utile de rappeler que l'Afrique n'est pas une chasse-gardée et qu'aucune grande puissance étatique n'a un droit acquis sur la gestion de ses ressources et moins encore un regard prééminent sur sa gouvernance, aucune autorité morale n'a le privilège du préalable sur la conduite des affaires africaines car ceux sont des Etats souverains qui detiennent la compétence de leur Compétence et dans la mesure où ils ont acquis l'indépendance et l'autonomie, ils s'administrent seuls, sans tuteur et sans tutelle. Après avoir forcer cette grande porte ouverte, tous ses slogans et toutes ses grandes formules du droit international perdent toutes de leurs superbes car le constat imparfait de la réalité est affligeant et on se rend strictement compte que les choses sont loin d'être aussi simplifiées où enfermées dans des clichés réducteurs. En diplomatie, on dit souvent Que « l'intérêt des États dépasse la condition des Hommes », il est des circonstances ou ces formules, que l'on pense destinées à alimenter les conversations les plus banales prennent une acuité qui vous laisse ébaubi. Le silence assourdissant des puissants face aux crimes perpétrés au Darfour justifie t-il qu'une organisation incompétente déracine les enfants de leurs familles ? le désir absolu de sauver des vies dans ses zones militarisée déclenche t-il un engouement incontrolé au point de remettre en cause aujourd'hui ce sacré Droit d'Ingérence que j'appelle de tous mes voeux?
Sans cette ténébreuse affaire d'enlèvement d'enfants noirs, le Tchad et particulièrement le village d'Abéché serait au mieux dans la conscience française qu'un bout de terre parmi d'autre que compose l'Afrique, au pire, le Tchad serait seulement synonyme de « l'hyper-médiatisation de l'assassinat à courbevoie du fils du président Idrisse Déby ». Le malheur de l'Afrique réside parfois dans l'indifférence que lui porte le reste du monde. Sa pauvreté contagieuse et sa geographie scabreuse ne donne pas envie de pousser les portes de la curiosité. Pourtant le Tchad est un pays d'Afrique du Nord créé de toutes pièces par la France à l'issu d'une véritable conquête militaire. Le régime d'Idriss Déby a été installé fin 1990 par la France, son armée et ses services secrets, sur fond d'enjeu pétrolier avec le soutien du régime soudanais. Il s'est depuis illustré par la systématisation de la terreur, la banalisation de la torture et du viol, la répétition des nettoyages et massacres ethniques - des crimes contre l'humanité avec la mansuétude des puissants - Aujourd'hui encore la terreur règne, au moment où le boeing présidentiel français frolé le sol tchadien…

lire la suite…

Rupture à l’Elysée 24 octobre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 42 commentaires

00lb00071179739277.jpg

L'amour est une folie qu'il faut vivre : Que de joies, que de peines, que de rires, que de pleures…. et pourquoi aujourd'hui les Sarkozy échapperaient à cette règle universelle ? Comme avec les tests d'A.D.N, il y' a quelque chose qui me gêne dans ces histoires de familles, surtout lorsqu'on va fouiller dans l'intimité d'un couple pour chercher des explications les plus abjects pour justifier une séparation ou un divorce. Contrairement à mes confrères de la blogosphère, j'ai longtemps hésité à publier ce billet, parce que coincé entre l'impérieuse nécessité d'informer et la limite ultime du respect de la vie privée. La question qu'il faut se poser me semble la suivante: « Le divorce entre le chef de l'Etat et la première dame de France est-il une information? (au sens journalistique du terme) » je réponds sans hésiter « OUI !» lorsque deux personnages emblématiques de la vie politique décident de se séparer en pleine exercice de l'un d'entre eux, cette information est primordiale pour la lisibilité du peuple. Par contre, les causes et les conséquences inhérentes à cette séparation ne relèvent plus de l'Information, mais de l'intrusion parfois du voyeurisme. Toutefois, lorsqu'au sommet de l'Etat, les dysfonctionnements du couple présidentiel posent de graves problèmes d'ordre protocolaire, cela devient une affaire publique voire même une “affaire d'Etat”. Et c'est précisément pour cela qu'il fallait éclaircir la situation conjugale du président de la République pour ne plus se retrouver à justifier l'explicable qui virait parfois à l'absurde, par exemple sur les absences continues de la première dame lors des sommets internationaux où la France doit être dignement représentée. Le chef de l'Etat ne pouvait plus se contenter de donner des explications biaisées comme « une angine blanche » lors de la rencontre avec les Bush ou justifier un départ précipité par « l'urgence de l'anniversaire d'un enfant » lors de la réunion du G8 ou il était de bon temps que l'épouse du président français rencontre pour la première fois les autres first ladies afin de nouer des relations apaisantes. Donc, il était légitime pour les journalistes de chercher et de donner cette information au peuple français, ne pas le faire serait une faute professionnelle. Ne pas en parler, on accuserait les journaux français d'être aux “bottes” du Pouvoir et l'Opposition(en mal d'idées) bondirait avec vanité pour crier que “le Pouvoir exerce des pressions sur la liberté d'informer des journalistes”, d'autant plus, la presse internationale se faisait l'écho de ce secret de polichinelle franco-français. Paradoxalement, une fois cette “affaire” révélée, les journalistes ont été traités de tous les maux ( et mots) « de manquer de pudeur et d'élégance », de vulgaires vendeurs de papier parfois même « de chiffon de papier qui encourage la peopolisation » alors que certains n'ont fait que leur travail c'est-à-dire celui d' INFORMER. Pour autant, je ne partage aucunement, cette pirouette journaliste qui consiste à dire :« De leur vie privée, les Sarkozy ont fait un instrument de conquête, une arme politique jusqu' à saturation, il est évident que le retour du bâton devrait-être violent ». C'est un argument fallacieux car leur “histoire” n'est pas la nôtre, aussi loin qu'ils soient allés dans “l'ouverture” de leur intimité,les sarkozy ont aussi le droit de décider de fermer cette ouverture; parceque le divorce est un constat d'échec et cela peut laisser des taches indélébiles et personne ne peut donner des leçons de bonne conduite sur cette question précise. Aussi présidentielle soit sa fonction, aussi exposée soit son existence Nicolas Sarkozy …

lire la suite…

Ces Dames de l’immigration 15 octobre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 36 commentaires

 

rachidadatienrobearticlebig.jpg73660.jpgmy4ydcihv1orbzx3os5d55zdcvq3ps7.jpg

Quatre mois après avoir composé son équipe gouvernementale, quatre mois après que la passion et l'émotion soient un petit peu atténués, j'ai voulu comprendre l'ouverture de Nicolas sarkozy, pas celle à gauche mais uniquement l'ouverture du coté de celles qui sont issues de l'immigration. Le 19 juin 2007, des “petits français” au sang mêlé faisaient une entrée attendue et redoutée dans les palais dorés de la République. Comme une évidence Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara défilent et défient le perron de l'Elysée, comme un modèle et une reconnaissance, ces enfants venus d'ailleurs regardent avec admiration et avec un soupçon d'espoir que « tout devient possible », mieux tout peut-être possible. Fallait-il rentrer dans un gouvernement pour se sentir française, faut-il être « blanc » pour être français c'est-à-dire être chez soi? pourtant « être chez soi ce n'est pas un endroit, c'est un sentiment », alors quel avenir pour ces enfants qui n'ont aucun modèle au sommet de l'Etat? Aujourd'hui, les choses se réequilibre un peu, avec ces femmes qui deviennent à elles seules des symboles et qui font ce qu'elles peuvent avec cette responsabilité morale de bien faire pour ne pas décevoir. Mais de toutes les façons, quoi qu'elles fassent, quoi qu'elles disent, il y aura toujours quelque chose à redire parce qu'elles partent avec deux handicaps majeurs: le premier, elles sont femmes. Nous vivons dans un pays où les moeurs évoluent plus vite que les politiques. Le deuxième, elles sont des enfants de l'immigré. Nous sommes dans une société où l'immigré est un étranger qui fait encore peur. Pour se rendre compte, il suffit de constater le silence radio qui règne dans les rédactions et chez les politiques sur l'inauguration du musée consacré à l 'histoire de l'immigration qui est censé « valoriser l'immigration en lui faisant sa place dans la mémoire nationale ». Mais ce projet semble n’avoir jamais été totalement assumé politiquement ni par la gauche ni par la droite. Il a fallu 20 ans pour qu'il voit le jour, de plus ni Sarkozy (l'omniprésent), ni Hortefeux (l'exécuteur testamentaire) et ministre de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale ne participent à cette “honteuse” l'inauguration. Sujet toujours trop sensible, d'autant plus qu’il faut préparer les municipales ; et comme il faut également draguer l'électorat de l'extrême droite, il est de bon temps d'être discret sur la question racoleuse. Pourtant, il va falloir compter avec elle, cette immigration fait partie de l'identité française qui d'ailleurs ne cesse de se métisser avec la nouvelle génération. Il ne faut plus l'occulter ou l'éviter, il faut l'assumer pour faciliter l'intégration des dernières vagues d'immigration et pour apaiser les choses, les violences urbaines dernière sont une des causes différées de cette quête perpétuelle d'identité. Il temps de nommer clairement les choses, les dire telles qu'elles sont pour qu'enfin dépasser ce ralentisseur d'intégration . C'est pourquoi…

lire la suite…

Sarkozy l’insoumis 24 septembre, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 56 commentaires

9709245m.jpg

Dans l’existence humaine, il y’a ceux qui mènent et ceux qui se font mener. Nicolas Sarkozy fait partie des Hommes qui ont une aura évidente et un charisme impressionnant presque envoûtant qui peut vous faire oublier les travers et les excès du personnage. Il séduit et il agace, il fascine et il inquiète à la fois, mais il ne laisse pas indifférent. Nicolas Sarkozy fonctionne avec deux hémisphères cérébraux, l’un pouvant contredire ou contrarier l’autre. D’un coté, la volonté d’être un moment de l’histoire de la France, d’écrire l’histoire de son pays, de l’autre le souci d’être le philosophe de sa propre action et d’en être le premier observateur. Il peut avoir une ambitieuse idée, mais à la fin, il y'aura toujours une faute de goût ou le mot de trop capable de parasiter son message. Toujours est-il, l’onction du suffrage universel lui donne des possibilités insoupçonnées sur la scène politique et à décupler sa boulimie du pouvoir : « Ce pouvoir qu’il voulait pour exercer et non pour en jouir comme l'ont fait ses prédécesseurs ». L’essentiel pour Nicolas Sarkozy est de communiquer avant d’agir et d’expliquer avant d’entreprendre, il sait se mettre en scène, il sait également mettre en musique sa politique et il prend des risques, parfois les plus inconsidérés alors même qu’il jouit d’un état de grâce absolue. Pour lui,” il n’y a pas de pire risque que celui de ne pas en prendre“, mais est-il bien nécessaire de prendre des risques indélicats qui brouillent une Politique bien pensée ? Sarkozy est un puis insondable de paradoxes. Ses premiers pas de président de la République sont marqués par une hyper-présidence voire parfois une hyper-présence. Il est le contraire de François Mitterrand (la force tranquille) ou de Jacques Chirac (la fracture sociale) qui se contentaient de présider l’Etat en monarque. Nicolas Sarkozy dépoussière les institutions de la République, il pratique autrement le pouvoir: dans l'hyperactivité. Il fait tout, certainement parce qu’il sait tout faire mieux que tout le monde, une sorte d’absolutisme présidentiel règne dans la nouvelle politique française. Au début cela fut rafraîchissant de voir le chef de l’Etat faire sauter les verrous du conservatisme et d’aller à la rencontre des vrais gens et parler des vrais problèmes des français sans s’enfermer dans les palais dorés de la République, mais aujourd’hui …

lire la suite…

La boîte à idées Républicaine 3 août, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 49 commentaires

 

 

afrique.jpgolivierfollmihommageafrique.jpg

Au moment où la moitié d'entre-nous se dirige vers son lieu de vacance, j'ai souhaité que chaque africain ou chaque citoyen du monde apporte sa contribution pour notre “vivre ensemble” en donnant son avis et en proposant ses idées dans l'amélioration politique et sociale de nos Etats. L'Afrique est un grand continent aux perspectives prometteuses, il lui reste à prendre l'instrument de mesure pour prendre son envol, ayant la prétention de pouvoir l'aider dans cette grande marche vers la modernité sans jamais renier notre culture et nos traditions. Il ne suffit plus de critiquer, il faut proposer. Une critique constructive dans le domaine de la santé, de l'éducation, du commerce et la réforme absolue des institutions politiques et administratives . Je pense qu'un grand livre républicain comme celui que nous ouvrirons ensemble permettra d'enrichir nos débats et qu'au détours d'un “clic”, nous espérons que nos dirigeants liront avec intérêt nos propositions, et je m'engage à les faire transmettre aux Etats concernés par le biais des ambassades. Cette méthode peut paraître insignifiante, mais croyez moi elle n'est pas sans intérêt; mieux, elle donnera à chacun d'entre nous le sentiment d'être utile et d'avoir contribué de près ou de loin à la construction du vivreensemble. Que chacun dise ce qui doit changer, ce qui peut changer et par honnêteté politique et intellectuelle dire sans complaisance mais aussi sans médisance, ce qui fonctionne dans la machine de nos Etats en soulignant si possible les avancées et les efforts déja consentis par nos dirigeants.

Barack Obama ou l’exceptionnel destin 23 juillet, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 55 commentaires

barack20obama20official20small.jpg esensobama2.jpg

 (texte écrit il y'a deux ans lorsqu'il n'était pas encore révélé au monde)

L’émerveillement est le premier pas vers le respect et le personnage que je veux vous présenter force mon admiration et mon respect de par son parcours inaccoutumé. IL n'a pas le profil classique de l'homme politique Noir. Il n'est pas issu du mouvement des droits civiques ou de l'eglise. Son profil est plus proche de celui des immigrants que des Noirs américains. Mais aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il n’y a que l’Amérique pour offrir un destin aussi exceptionnel que celui de cet enfant à la peau noire dans un monde de blancs. Barack Hussein OBAMA est la manifestation du rêve américain, c’est pourquoi, j’ai voulu partager avec vous le parcours atypique de ce phénomène médiatique qui cree en lui l’alchimie parfaite de John Fitzgerald Kennedy et de Martin Luther King et il réussi le savant mélange de la double culture pour rassembler un pays divisé par le poids de son Histoire. Il est né le 4 août 1961 à Hawaii (Honolulu). Barack signifie « béni» en arabe et en Swahili, son parcours justement, est la conjugaison surprenante du talent et de la chance. Né d’un père kenyan de l’ethnie « LUO » (il a rêvé les Etats-Unis avant de le connaître) et d’une mère originaire du Kansas qui était descendante de Jefferson Davis, le président des Etats confédérés de l’Amérique, elle est également d’ascendance Cherokee et l'enfant qui naitra de cet union assumerait certainement un destin exceptionnel. Son père fut un économiste brillant, de confession musulmane, il finit sa vie alcoolique et se tua dans un accident de voiture en 1982. Il y’ait des destinés qui ne se trompent pas et celle de Barack OBAMA est faite de rencontre et de bravoure, de contenance et d'interdit car …

lire la suite…

Nick Fylla: La victoire du peuple 18 juillet, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 110 commentaires

photoofficieldenicfylla.jpg

IL passionne et il électrise les foules: Nick Fylla ne laisse pas indifférent. Témoin engagé, le fondateur du Parti Républicain Libéral occupe une place originale dans le paysage politique et intellectuel du Congo.Il a dirigé d’une main de fer le cabinet de conseil Ernest&Young avant de prendre ensuite la présidence de la société sucrière du Congo dite SARIS. Il se fraie lentement un chemin dans la vie politique pendant la conférence Nationale de 1992. Dès cette époque, il nage volontiers à contre-courant: Il combat sans relâche Pascal Lissouba et sa politique et s’est opposé quelques fois au président Sassou N'guesso sans jamais briser le lien de confiance et d’amitié qui les lie. Député sortant, il vient de faire en l’espace de 15 jours deux élections législatives du même ordre. La premiére fois, elle est annulée pour des raisons sans fondement ni base juridique, une décision purement politicienne et la deuxième fois c'est une sanction qui est infligée à ses détracteurs pour avoir refusé d'avaliser la décision première du peuple de poto-poto. Le 15 juillet 2007, les Enfants de poto poto ont récidivé en élisant Nicéphore Fylla dès le premier tour. Le déni de démocratie fait à la population s'est transformé en une humiliation notoire contre Jean de dieu Kourissa. Cependant, pour avoir fréquenté la coulisse des politiques en France et au Congo, je savais que c'était un univers violent et rude, peut-être parfois ignoble et immoral où tous les coups sont permis, un monde impitoyable qui ressemble à un western institutionnel où le premier qui tire est sûr de tuer l'autre. Mais jamais j'aurais pu penser que l’idée d’un échec pouvait pousser ces Hommes aux pires monstruosités et aux méthodes staliniennes pour discréditer leur adversaire. Nick fylla aura tout subi pendant cette campagne législative, rien ne lui sera épargné, rien ne lui sera donné facilement. Il fallait se battre et être vigilant jour après jour. Le côté crapuleux et ordurier de la politique a été mis en évidence: des tracts diffamatoires ont été publiés sous le nom et la signature scannée de Nick Fylla pour le mettre en opposition frontale avec la population et avec le chef de l'Etat afin que son adversaire malheureux profite de la confusion pour remporter l'élection :” ignominieux” a dénoncé le président du PRL . Pendant le scrutin du 15 juillet 2007, des pièces d’identité falsifiées ont été retrouvées en possession des faux électeurs de Jean de Dieu Kourissa, des personnes résidant hors de la commune de poto - poto ont été casées dans des bus et des voitures à vitres noircies pour être livrées comme des animaux dans le bureau de vote de la gare centrale afin qu’ils votent clandestinement. Dire que avec ces gens là, le pire n'est jamais certain. Mais c'était sans compter avec la mémoire et la vigilance républicaine des “Enfants de poto-poto” qui ne peuvent et ne veulent être instrumentalisés, manipulés, pire encore prostitués pour quelques billets de banque. Ils ont insulté et humilié le peuple avec ce geste ignoble et déplacé, comme si l’argent pouvait tout acheter, comme si la conscience des Hommes…

lire la suite…

Nicolas Sarkozy ou l’hémorragie socialiste 15 juillet, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 22 commentaires

00lb00131180371968.jpg3509494869.jpg Quoi qu’on en dise, Nicolas Sarkozy aura réussi son entrée en fonction. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste il faut lui accorder le crédit d’avoir fait bouger les lignes du conservatisme, de l’immobilisme et de la fatalité politique, il a osé ce qu’aucun chef de l’Etat français n’avait fait, c’est-à-dire nommer des femmes issues de l’immigration aux fonctions prestigieuses sans pour autant en faire uniquement des alibis ou des prétextes fallacieux et politiciens. Il a fait nommer pour la première fois une femme aux commandes de Bercy : le haut lieu de la gestion financière de la France. Beaucoup l’accusent d’hyper – président, de monopoliser le pouvoir au détriment du chef du gouvernement, il serait trop omniprésent, trop omnipotent : Il est partout, il dit tout, il pense tout, il dirige tout et il fait tout et ses ministres font le reste. Le palais de l’Elysée est constamment en effervescence, le président de la République est présent sur tous les fronts, il reçoit, il manage, il instruit et il coordonne d’une main de fer son pouvoir, il ne laisse rien passer parfois, au point d’écraser son François Fillon de Premier ministre qui doit trouver ses marques et son autorité face à la toute puissante présence du chef. Au fond, Nicolas Sarkozy est dans la ligne directrice de l’esprit gaullien de la Vè République, c’est-à-dire un pouvoir présidentialiste, autour du chef de l’Etat qui est la pierre angulaire des institutions. Comme si cela ne suffisait pas, Nicolas Sarkozy enfonce le clou en crucifiant définitivement la gauche. D’un coup d’essai, il l’a transformé en coup de maître. Son ouverture se traduit en débauchage et paralyse le parti socialiste qui souffre désormais d’hémorragie interne. Après l’élection présidentielle, la maison socialiste brûle, chacun tente de trouver sa place. Cela fait plus de 12 ans que la chaîne du commandement de l’Etat leur échappe et que l’âge avance et les ambitions de revenir un jour au pouvoir s’évanouissent peu à peu, chacun veut terminer dignement sa carrière. Parmi les grands brûlés, on peut compter : …

lire la suite…

Lissouba,Kolélas:Les incensés politiques 12 juillet, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 38 commentaires

 

 

 

 

 

 

lissouba.bmpkolelasetsassoubisbis.jpgSi la postérité ne lui reconnaît pas ses lettres de noblesses, Denis Sassou N’guesso aura au moins été un homme politique redoutable pour sa génération, de Marien N’gouabi à Pascal Lissouba en passant par Yhomby Opango, le chef de l’Etat congolais les aura tous discrédité et étouffé de la scène politique, il est le grand manitou, il tire les ficelles et fait le beau temps de tous ceux qui se disent de son opposition. Aujourd’hui personne ne peut se prévaloir d’être un adversaire valable et tenace face au patron de M’pila. Tous lui doivent quelque chose; au moins la dette morale, au plus une subvention financière ou une aide quelconque. « A main qui donne, à main qui dirige » Sassou contrôle le Congo d’une main de fer dans un gant de velours. Dans une autre vie, Bernard Kolélas aurait pu être fait du moule que l’on fabrique les grands leaders à la stature incontestée car il avait au début de sa carrière l’utopie nécessaire pour enflammer les foules, mais l’utopie n’est qu’un moteur de la politique, jamais une ambition, elle est une idéologie, jamais une politique, c’est un moyen stimulant, jamais une fin en soi et Bernard Kolélas s’est toujours trompé dans ses choix et dans sa vision précaire et peu ambitieuse de l’action politique. Il est un révolutionnaire plutôt marxiste - léniniste qui n’a pas su s’adapter aux grandes évolutions de la société. Et puis vint le jour où il goûta aux jouissances du pouvoir, il ne lâcha plus cet alcool enivrant, il le savoura avec gourmandise et fatalement il se déconnecta des réalités des personnes qui l’avaient fait roi. Il a toujours fait des mauvais calculs politiques, il n’a pas su profiter de son aura ni de l’attente et la confiance que le peuple sudiste avait placé en lui, il a cédé maladroitement aux sirènes du pouvoir et à l’appât du gain facile, une véritable girouette politique : De son alliance avec Dénis Sassou N’guesso en 1992, il passa sans scrupule en amitié avec Pascal Lissouba en 1997 pour être son dernier Premier ministre alors que tout les opposait a priori…

lire la suite…

Sassou N’guesso:homme politique ou homme d’Etat ? 6 juillet, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 45 commentaires

sassousarko2.jpg

Pour répondre à cette double intérrogation, il faut avant tout comprendre ce qu'est profondement le Congo Brazzaville. Le Congo avant d’être un assemblage de cartes géographiques, est avant tout un rassemblement d’hommes et de femmes qui veulent construire le vivre ensemble, c’est aussi l’apport de plusieurs fragments culturels, la cohérence de toutes les ethnies, de toutes les religions qui ont la co-propriété des droits et des devoirs au sein de la nation. Le Congo est le pays a nul autre pareil dont l’Afrique centrale a besoin pour vivre en paix et pour qu’un exemple lui soit donné. Pendant longtemps j’ai eu le plaisir et l’honneur de visiter le monde, j’ai parcouru différents pays, aucun autre que Congo me procure cette sensation de « sécurité », d’aboutissement et d’accomplissement sans fin. Mes aïeux disaient du Congo « qu’il est le lieu ou habite les dieux », c’est pourquoi, je refuse qu’il soit le marchepied de l'Occident ou moins encore le terrain de jouissance et de jeu de ces dirigeants sulfureux. L’Etat congolais est républicain, ce qui exclut toute dévolution héréditaire du pouvoir, car la règle en démocratie est d’allier le pouvoir à la responsabilité. La différence entre un homme politique et un homme d'Etat, c'est que le premier pense à sa prochaine élection et le second pense à la génération futur. Je suis délié de toutes reconnaissances à l’égard du pouvoir en place car je suis demandeur de rien et cela doit donner du prix à ce que je dis. Le président Denis Sassou N'guesso entame sa dixième année à la tête du Congo après une prise de pouvoir militaire et brutal en octobre 1997. Mais depuis son pouvoir fut sanctifier par l’onction du suffrage universel direct. Et comme tout grand chef africain, l'ambition ne fut pas à la hauteur du score c’est-à-dire exagérément démesuré et exorbitant. Toutefois, le peuple congolais l'aurait hisser aux fonctions suprêmes de l'Etat afin qu'il conduise son destin après tant d’années de guerres civiles et de violences inouïes qui feront reculer le Congo de 20 ans en arrière. La gouvernance lissoubienne ne fut pas la plus périlleuse de l’histoire, mais ne fut pas non plus, la plus élogieuse, l’inanité de Pascal Lissouba le mena à sa perte, c’était un visionnaire un peu aveugle. Mais peut-on sans risque d'être taxer d'anti-sassou se poser légitimement la question de savoir… cliquez pour lire la suite

lire la suite…

Nic Fylla: le candidat naturel 23 juin, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 78 commentaires

c6pdtb66882202.jpg

Il n'est plus à présenter, capitaine d'industrie de la SARIS congo, intellectuel avisé, expert et auditeur financier chevronné, Nic Fylla est certainement l'un des hommes politiques le plus brillant de sa génération, avec un sens de l'Etat à la hauteur de son ambition, il ne fait rien comme tout le monde. Toute sa vie, il a voulu servir son pays avec probité,impartialité et avec un sens du devoir et d'action pour le Congo. Nicéphore Fylla de Saint-Eudes est entré en politique,comme on entre en religion : avec passion et détermination. C'est toujours avec cet objectif avoué qu'il vient une fois de plus solliciter le suffrage universel des congolais car pour lui il n'y a aucune légitimité plus grande et plus préstigieuse que celle accordée par l'onction républicaine du peuple souverain et Il n'y a aucune promotion politique qui vaut ce privilège de la vie politique et démocratique. La bataille des urnes l'a toujours passionné, il affectionne l'adrénaline que procure les combats électoraux.Il est le député sortant du troisième arrondissement de la première circonscription de Poto-poto, ou il avait fait en 2002 plus de 62% de suffrages exprimés; cette commune qui à fait de lui « homme et prince » et il s'est engagé avec elle dans tous ces grands combats, il sait toujours battu pour que poto-poto soit et reste la vitrine de tolérance, du partage, du travail et plus que jamais une terre d'accueil.Un melting pot reussi, un brassage multiculturel accompli, comme il aime le dire:”poto-poto est une commune reussie et la reussite d'une commune'. C'est pourquoi, cinq après avoir été élu à la tête de ce havre de paix, son bilan politique est plus que flatteur, il a tenté de défendre et non sans difficulté les intérêts des “Enfants de Poto-poto” car qui mieux qu'un enfant de poto-poto peut défendre légitimement les intérêts des enfants de poto-poto? Une marche géante a été organisée dans les rues de Brazzaville par cette même population pour lui réaffirmer leur soutien et leur confiance sans faille et sans ambiguité pour ses législatifs car il est pour les citoyens de Poto-poto… cliquez pour lire la suite

lire la suite…

Nicolas Sarkozy:Une majorité sous contrôle 18 juin, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 6 commentaires

10230654m.jpg1426.jpg

Le suffrage universel est imprévisible et aléatoire, il n y'a que les instituts de sondages pour prétendre prédire avec une telle assurance ce que l'opinion pense et décide à un moment précis. Ils ont la prétention d'écouter le peuple qui écoute le politique, ils veulent traduire les sentiments et les humeurs de la population sans mettre ce voile pudique de la décence. Tout était fait et dit pour que l'UMP dispose de plus de 400 sièges dans l'hémicycle du Palais Bourbon, les médias, la presse et les blogs ont relayé l'information des institutions sans réserve: On a parlé d'une vague bleue, d'un tsunami électoral, a tel point que les électeurs ont refusé d'aller voter et surtout refusé qu’on téléguide à l’avance leurs choix. L'abstention de cette élection n’est que la résultante de cette épilepsie médiatique, de cette frénésie de sondages qui au final rassure le politique et décourage l’électeur, seul détenteur de la souveraineté. Toutefois, Nicolas Sarkozy dispose d’une majorité absolue pour engager les réformes proposées, mais une majorité sous contrôle tout de même, cette élection est un avertissement fait à la fougue du patron de l’Elysée, qu’il ne dispose pas d’un cheque en blanc. La perte de plus de 30 députés UMP est la conséquence de l’arrogance et du triomphalisme affirmé du tandem Sarkozy-Fillon ses derniers jours.

Après avoir comme le veut la pratique républicaine déposé sa démission et celle de son gouvernement au chef de l’Etat… cliquez ici pou lire la suite

lire la suite…

l’UMP: le triomphe annoncé 11 juin, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 2 commentaires

h9ill911164fillonsarkozy.jpg

Une vague bleue, un raz-de-marée, une déferlante,un tsunami, tous les superlatifs sont évoqués pour qualifier la force de frappe de l'UMP dans ces législatifs cru 2007. Des résultats à la fois attendus et redoutés, puisque la droite détiendrait vraisemblablement toutes les manettes du destin de la gestion de la France, avec plus de 400 députés dimanche prochain selon les projections des instituts de sondages. le tandem Sarkozy-Fillon semble avoir la légitimité politique et populaire pour agir et un feu vert sans ambiguïté est donné au gouvernement par cette nouvelle onction républicaine. Le locataire de l'Elysée jouit d'un état de grâce à la hauteur du général De Gaulle, Matignon,les ministres et les députés bénéficient tous de la lumière présidentielle qui brille depuis le 6 mai 2007. Sauf que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités,dit un vieux principe de la science politique. Le président de la République par le biais de sa nébuleuse UMP, s'offre le luxe d'un « pouvoir quasi-absolu » et devient détenteur d'un mandat clair des français pour: « réformer en profondeur la France » et pour faire sauter les derniers verrous de l'immobilisme qui empêchent la cinquième puissance mondiale de prendre son envol pour les sommets du plein-emploi, du dynamisme économique, de la réduction de la pauvreté et d'être présent pour relever le défi des grands enjeux de la mondialisation voire de la globalisation, par exemple la protection de l'environnement et le maintien de la Paix dans le monde. Cette élection législative est donc une « revalidation » de la légitimité du président de la République et selon un sondage les électeurs du premier tour ont voté pour se prononcer par rapport à Nicolas Sarkozy en lui donnant une majorité forte et engagée.

Les premiers enseignements de cette élection se trouvent… cliquez ici pour lire la suite

lire la suite…

Qui a tué Ange MUGENI ? 9 juin, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 46 commentaires

20070609marcheange.jpgp6080084.jpg

Le constat de l’imparfait du présent me pousse aujourd’hui à écrire ce que j’ai considéré pendant longtemps comme une exagération politique ou comme une simple construction médiatique afin susciter les passions : “le mépris racial” et « La différence du traitement des races même dans la mort ». Jamais j’aurais pu penser que l’immoralité et l’injustice prendraient le pas sur les valeurs humaines. Etre obligé de publier un « billet d'alerte républicain » pour qu'enfin les médias et la presse puisse parler de cette atrocité. Nous avons oublié que l'assassinat crapuleux est indifférent et il frappe toutes les races. Avons-nous perdu notre capacité d'indignation face à la barbarie ou bien le crime fait aux autres est une banalité, n’a aucune importance ? Il faut croire que oui… Le jeudi 31 Mai 2007, une jeune fille de 21 ans est trouvée égorgée dans les toilettes d'un TVG Lyon-Genève, son corps est retrouvé à 5h15 du matin, agonisant, alors qu’elle était censée arriver à Genève à 19h52. Elle a dû souffrir de douleur toute la nuit durant, alors que les trains de cette taille sont nettoyés et vérifiés chaque fois qu’ils arrivent dans une gare. Pourquoi fallait-il attendre 9heures de temps pour découvrir un corps dans un train aussi fréquenté ? D'origine africaine et de nationalité rwandaise Ange MUGENI poursuivait ses études de Sciences économiques à l'université de Lyon2 et de surcroît… cliquez ici pour lire la suite

lire la suite…

La prise de l’Hémicycle 5 juin, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

20070219t151304z01nootrrtridsp2ofrtpfrancestatutpresidentcongres200702191.jpg

A cause ou grâce au quinquennat, l'élection du Président de la République déclenche immédiatement le « renouvellement » de l'assemblée nationale. L'objectif inavoué de ce système est d'offrir au nouveau chef de l'Etat une majorité confortable pour mener à bien ses promesses électorales. Profitant de son état de grâce pour se donner une double légitimité (présidentielle et parlementaire). Paradoxalement, les députés sont considérés comme la représentation nationale et non comme un aeropage de notables ou moins encore les représentants d'une chambre d’enregistrement de la simple volonté présidentielle. Le palais Bourbon doit être un haut lieu de contre-pouvoir, capable de contrôler librement et sans pression l’Exécutif c'est-à-dire l'action gouvernementale. Les députés doivent être libres et exercés pleinement leur mandat, l’hémicycle ne doit pas être une « assurance – chômage » pour les politiques expulsés éventuellement du gouvernement. Onze des quinze ministres de François Fillon sont demandeurs d’une hypothétique légitimité, alors qu’on sait qu’ils ne siégeront jamais dans l'hémyclicle, puisqu’ils sont au gouvernement (séparation des pouvoirs oblige), alors à quoi sert cette légitimité ? sinon pas la recherche avide d'un cumul de revenus et de mandats qui privent par ailleurs les autres citoyens des mandats électifs. Ces notables s'approprient et s'accaparent sans vergogne les postes politiques et ils osent parler d'égalité, d'ouverture dans chacun de leurs discours alors qu'ils sont à la fois députés ou sénateurs maires, conseillers régionaux et généraux en plus d'être ministre et cela depuis 20 ou 30 ans. On doit poser le problème du « cumul des mandats politiques qui donnerait incontestablement de l'air au système ». Ils prophétisent l'égalité des chances dans les métiers, le mélange des cultures dans les entreprises sans faire de concessions dans leurs propres chasses-gardés. Savez-vous quel est le profil du député français depuis 1958 ?…cliquez ici pour lire la suite

lire la suite…

Ces Hommes qui saignent l’Afrique 29 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 15 commentaires

 

cemac7gebata12.jpg

Un rapport frappant vient d'être publié par des journalistes chevronnés, j'ai voulu partager avec vous ces quelques lignes d'investigation qui frôlent parfois avec l'indécence humaine. Lorsque l'immoralité des Hommes politiques suscite la révolte des petites gens, la fin semble plus très loin pour ces barbares des temps modernes. Lisez ce document accablant pour comprendre la souffrance des peuples africains: “Pas très loin de la Guinée Equatoriale, on trouve un Etat pétrolier, le Gabon, avec à sa tête depuis 1967, Omar Bongo Ondimba. Alors que le Gabon exporte plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an, Joseph Hanlon estime la dette contractée par Bongo, toujours au pouvoir à 4 milliards $. Le Président gabonais confondant budget de l’Etat et revenus personnels, ce chiffre donne une idée de l’enrichissement colossal de la tribu Bongo, après 39 ans de mainmise sur les différents biens des Bongo : 2 villas aux Etats-Unis, une propriété à Nice, un appartement avenue Foch et des participations dans plus de 50 sociétés gabonaises ou étrangères. Il serait aussi le plus grand propriétaire foncier de Libreville. Il se déplaçait à l’époque avec un DC 8 rénové grâce à un prêt de 16 millions de francs du Fonds français d’aide et de coopération. Le Président Bongo aurait, comme monsieur Obiang, bénéficié de la rente pétrolière de son pays et des différentes commissions qu’il percevait de l’entreprise française Elf pour accroître sa fortune personnelle. Ainsi, il possédait, en copropriété avec cette dernière et avec Denis. Sassou-Nguesso, la banque FIBA, domiciliée à Libreville, qui recevait, à l’époque, toutes les commissions versées par la compagnie pétrolière pour l’obtention de contrats. En 1999, au coeur de l’instruction de l’affaire Elf, le Sénat américain publie un rapport d’enquête, une nouvelle fois sur l’initiative du sénateur démocrate Carl Levin, sur l’origine de la fortune du président gabonais. On peut y lire les informations suivantes : « M. El Hadj Omar Bongo est devenu client de la Citibank en 1970. En près de trente ans, le président du Gabon et sa famille ont tissé des relations étroites avec le département de gestion privée de la Citibank, à New York. Ils ont détenu de multiples comptes auprès de ses différents bureaux, à Bahreïn, au Gabon, à Jersey, à Londres, au Luxembourg, à New York, à Paris et en Suisse. Que ce soient des comptes courants, des fonds de placement, des dépôts à terme ou des comptes d'investissement. La plupart des comptes gérés à New York ont été ouverts au nom de Tendin Investments Ltd, une société écran située aux Bahamas, et cédée au président Bongo en 1985. Quant aux comptes gérés à Paris, ils ont été établis au nom d'une deuxième société écran, Leontine Ltd. En outre, le bureau de New York a ouvert, en 1995, un compte bancaire intitulé «OS», dont le titulaire n'est autre qu'Omar Bongo. (…) Le président Bongo détient d'autres comptes en Suisse. Se retranchant derrière les lois sur le secret bancaire suisse, la Citibank n'a fourni aucune information sur ses avoirs en terre helvète. » On découvre plus loin qu’une partie de l’argent aurait servi à…

 

 

 

lire la suite…

Sassou N’guesso: l’Amnistie sélective 23 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 4 commentaires

bouenza4706.jpg

Il y' est des moments dans l'existence politique d'une Nation, ou il faut dépassionner le débat, pour comprendre ces grands enjeux. Pendant longtemps j'avais pensé que la vie politique devait avoir une certaine dignité et une certaine noblesse, surtout en Afrique, ou tout est à faire ou à refaire voire parfois à défaire. Je suis de ceux qui pensent naïvement que la Politique n'est pas l'art du possible et que tout n'est pas permis dans l'exercice de cette mission d'intérêt collectif. Qu'il faut des compromis et des concessions pour construire le « vivre ensemble ». Je me suis efforcer de croire que les hommes et les femmes politiques n'étaient pas seulement des cyniques moins encore des usurpateurs, mais des Hommes d'Etat capables aussi de penser à l'intérêt des peuples et à la construction de cet idéal commun. Mais quel utopiste suis-je? comment un seul instant j'ai pu imaginer que le cynisme et la vanité du Pouvoir sont les moteurs essentiels et impulsifs des dirigeants africains. Pourtant je ne suis pas de ceux qui espèrent tout en Politique, je pense que la volonté et la détermination de chacun sont nécessaires pour accompagner l'Action Publique. Mais arrêtons-nous un instant sur le communiqué de la présidence de la République du Congo: « une Amnistie est accordée aux deux anciens premiers ministres c'est-à-dire Claude Antoine Da Costa et Jacques Joachim Yhomby Opango pour les infractions pénales commises lors de leurs mandats respectifs » En lisant ce communiqué présidentiel les bras n'en sont tombés, bien que j'aie aucune hostilité de principe sur cette amnistie présidentielle, mais comme des milliers de congolais je veux comprendre cette justice à géométrie variable.

Une amnistie n'a de sens et de signification politique que si… cliquez ici pour lire la suite

lire la suite…

Le Sacre du Président de la République 16 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

00dn00101179739184.jpg

Le mercredi 16 mai 2007, après la transmission du code des feux nucléaires, le grand chancelier de la Légion d’Honneur a remis au nouveau chef de l’Etat les insignes du grand-croix et le cordon du Grand maître de la Légion d'Honneur : Nicolas Sarkozy devient le sixième Président de la Ve République et le vingt troisième de la même lignée. A cette date, il devient « la clé de voûte des Institutions » c'est-à-dire le garant de la vocation et du destin de la France. Cette cérémonie est sanctionnée par 21 coups de canons du côté des invalides. Le moment est grave et solennel. Il aura attendu cet instant depuis plus de 25 ans, l'aboutissement d'un travail de longue haleine et l'accomplissement d'un désir avoué. Une attente, une exigence, une espérance qui à guider sa vie et ses choix politiques. La France vient de lui donner un mandat de 5 ans, à lui de donner les résultats espérés à cette obligation morale et politique. Nicolas Sarkozy ne veut pas durer dans le temps, mais dans l'efficacité, et il a l'ambition de faire de la France une nation forte et innovante, de “respecter la parole donnée, de tenir les engagements et les promesses électorales en réhabilitant les valeurs du travail, de l'effort, du mérite et du respect” alors on appréciera définitivement cette volonté d'action seulement en 2012.

C'est à bord de son véhicule de commandement qu’il …

lire la suite…

Jacques Chirac, la fin d’une époque… 14 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 2 commentaires

 

content.jpg548.bmp

Voilà un homme d'Etat qui aura fasciné les français (en bien et en mal). Depuis plus de 30 ans, il fréquente avec habilité les couloirs du Pouvoir, son histoire personnelle et politique se confondent avec celle de la Ve République. Depuis son entrée au cabinet de Georges Pompidou en 1962, il n'a plus jamais quitter les lambris des palais de la République. Il a fait et défait les carrières des autres (Balladur, Séguin,Pasqua, VGE ont payé le prix …) il a conquis le pouvoir comme un animal affamé et avide de proies: « Il est plus doué pour la conquête du pouvoir que pour son exercice» Après la conquête, il s'ennuie, il a besoin de se battre pour se sentir exister. Aujourd'hui une page se tourne sans se déchirer, la « bête politique » a fait son temps, il est temps aussi de passer la main, non sans difficulté, s'il avait pu, il aurait pas hésiter un seul instant à repartir sur les routes de France, aller prendre chaque électeur par la main pour convaincre, il aime ça… c'est ainsi qu'il est fait. Après lui, le moule du gaullisme sera casser, il est le dernier des

 

lire la suite…

La tourmente du Parti Socialiste 10 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

h9ill85667801098794.jpg Jamais j'aurais penser que les socialistes auraient été aussi lamentables et indignes sur l'héritage de Léon Blum, Jean Jaures et plus près de nous François Mitterrand: Ces illustres personnages de gauche doivent se retourner dans leurs tombes lorsqu'ils regardent « le drapeau socialiste bafoué et sali par la cupidité du pouvoir ». C'est précisément la troisième fois consécutive qu'ils perdent les présidentielles, et ils n'ont rien trouvé de mieux à faire, à construire que de se battre pour les petits conflits de chefs, d'intérêts et de préséances. Chacun veut prendre date pour la présidentielle de 2012. Quelle ambition, quelle vanité. C'est pitoyable. Il est temps de rénover la pensée socialiste dans son ensemble et Ségolène Royal y avait contribué largement au début de sa campagne (c'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait été choisie par les adhérents du parti), avant de se raviser pour faire plaisir à la vieille gauche caviar, usée et déconnectée de la réalité sociale et économique du peuple. Je voudrais ici rendre un hommage à la capacité et la ténacité de madame Royal, après les procès d'incompétences qui lui ont été faits d'abord par ses amis ensuite par ses adversaires politiques. Ceci étant, cette élection était imperdable pour la gauche, car rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote « anti », ensuite parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle, enfin parce que, le traumatisme du 21 avril 2002 a mobilisé le peuple de gauche. C'est pourquoi, la colère règne dans les esprits et dans les grandes villes de France, comme un grand rendez-vous manqué, et il y' a des responsabilités partagées et Ségolène Royal doit pleinement assumer sa part d'erreur, de stratégie et doit s'expliquer devant son Parti et tirer les conclusions. Mais avant cette inventaire, comme le permet désormais la Constitution avec le quinquennat, une élection chasse l'autre, la présidentielle terminée, il faut vite se concentrer sur les législatives afin apporter un contre-pouvoir conséquent à la grande Assemblée du palais Bourbon. Ce n'est qu'après cette mission terminée que chacun peut prétendre à des ambitions personnelles et légitimes et cela devant un congrès extraordinaire pour diagnostiquer l'état du parti et donner éventuellement une nouvelle direction et une nouvelle impulsion au mouvement. Incontestablement le Parti Socialiste a besoin d'une refondation structurelle car comme tous les grands partis des grandes démocraties, le Parti Socialiste n'a pas engagé le renouvellement de sa pensée, de son idéologie de sa Politique. Cette période douloureuse est nécessaire pour regagner le soutien du peuple et donner le sentiment que le message transmis en 1995, en 2002 et en 2007 est bien passé.

QUEL DESTIN ! 7 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

 

 

nsalaplageb.jpg

Nicolas Paul Stephane Sarkozy de Nagy-Bocsa, le petit français au sang mêlé avait attendu ce moment depuis près de 30 ans, au plus profond de lui, il a pensé à ce moment important de sa vie et il sait donner les moyens. Nicolas Sarkozy avait livré toutes les guerres avec tout le monde pour arriver à son but ultime. Le rêve de sa vie était d'être Président de la République, être utile à son pays et lorsqu'on a rêvé sa vie, il faut vivre ses rêves, aujourd'hui il savoure avec gourmandise cette émotion si particulière dans l'existence d'un homme d'Etat. Mais avec un nom qui comporte un K, un Z et un Y il avait tout à prouver, alors il a commencé comme jeune militant et poseur d'affiche dans le RPR, a 28 ans il est élu Maire de Neuilly, a 33 ans député, a 38 ans première expérience gouvernementale comme ministre du budget et a 52 ans il est devenu le sixième Président de la Ve République, avec une légitimité de 53% de suffrages, qui reflète incontestablement un vote contre l'immobilisme. C'est une belle revanche. Il est rentré en politique comme on entre en religion, avec conviction et détermination: « le goût du pouvoir et de son exercice comme un don de soi ». Il fonde son destin sur une désobéissance notoire à son pygmalion Jacques Chirac, il fait campagne en assumant pleinement sa politique et incarne une droite inclassable et décomplexée. Une vraie campagne idéologique commence alors, il diabolise le Front National et parle aux français sans complexe en allant jusqu'à la fameuse rupture tranquille. Cette élection est sans doute la preuve qu'une page politique se tourne après celle ouverte en 1981 avec François Mitterrand. Avec une telle légitimité, Nicolas Sarkozy doit se montrer à la hauteur des espérances, présider sans brutalité et être indifférent du bruit de l'extérieur, habiter la fonction avec responsabilité et le sens du devoir. L'équipe qui l'accompagnera dans cette aventure semble être Claude Guéant ( Sécretaire général de l'Elysée), François Fillon (Premier-ministre), Brice Hortefeu( ministre de l'Interieur), Jean Louis Borloo (Ministre des Finances), Alain Juppé dirigera probablement un grand ministère d'Etat chargé de l'environnement, Alliot Marie aux Affaires Étrangères, Devedjan à la Justice ou la Défense, on verra certainement Rachida Dati (Immigration) et Rama yade comme sécretaire d'Etat, et sûrement le retour de Phillipe Seguin, l'appui du centriste Gilles De Robien, Hervé Morin et de l'ex socialiste Eric Besson. On prend les même et on recommence, certes mais c'est au nouveau Chef de l'Etat de donner une impulsion nouvelle à cet élan républicain et sans précèdent.

A qui le tour ? 4 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

25.bmpconfdepresse0022.jpgfile234449248132.jpg

Qui succédera à Jacques Chirac après 12 ans à la tête de la cinquième puissance du monde ? Le dimanche 6 mai 2007 à 20h la France sera clairement fixer sur l'option qu'elle a prit pour les cinq années à venir. Dans tous les cas, il va falloir aller voté massivement parce que le risque d'une élection aussi majeure est l'abstention provoquée maladroitement par les livraisons massives de sondages, qui semblent prédire avec certitude les résultats du second tour.

Faisons une analyse lucide de la configuration politique et électorale de l'entre-deux-tours: Depuis quelques temps, Nicolas Sarkozy fait la course en tête, donc le grand favori, par conséquent l'abstention peut faire bouger dangereusement les lignes, car si les électeurs du candidat de la droite ne se déplacent pas en masse, considérant que leur champion a déjà gagné, cela peut-être préjudiciable pour Sarkozy et si on ajoute fatalement l'abstention éventuelle des électeurs du Front National et ceux de l'UDF, l'équation risque d'être délicate dimanche soir. De l'autre coté, Ségolène Royal est de plus en plus distanciée dans les intentions de vote, même si elle récupère près de 10% de l'électorat de François Bayrou et une certaine crédibilité après le débat de mercredi, l'avantage ne pourra être pris que sur la démobilisation éventuelle des électeurs de Nicolas Sarkozy c'est-à-dire 2% de son corps électoral. C'est la preuve que rien n'est écrit à l'avance dans une élection présidentielle. Le débat de l'entre-deux-tours à conforter les inconditionnels, à booster les hésitants ou à neutraliser les sceptiques. Quoi qu'on n'en dise, cette élection aura passionner les français et cela fut une belle campagne présidentielle, surtout que les deux prétendants sont novices à la fonction et à l'exercice présidentiel; le changement sera générationnel et le choix décisif c'est-à-dire deux visions diamétralement opposées de la société qu'ils veulent construire, alors place aux urnes.

Le Grand Oral républicain 2 mai, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

166837.jpgl2374887.jpgLa politique c'est aussi un sanctuaire d'image et la télévision un haut lieu de communication politique, parce que la télé s'écoute avec les yeux. Pour preuve, les deux prétendants à l'Elysée ont construit leurs personnalités et leurs notoriétés grâce de la télévision. Depuis 1974, le débat de l'entre-deux-tours est devenu un rituel démocratique inévitable, le seul moment politique ou les programmes et les projets sont relégués au second plan. Ce qui compte pendant cette heure de grande écoute visuelle c'est l'image que l'on renvoie, sa capacité à dompter et à déstabiliser son adversaire par son éloquence et son élégance, sa rapidité et son habilité politique et intellectuelle à sortir la formule qui fera mouche. C'est à peu près à ça que sert ce débat télévisé. Un mot ou une phrase peut faire basculer le suffrage, Valéry Giscard d'Estaing l'avait compris et avait asséné cette phrase assassine à François Mitterrand: « Vous n'avez pas le monopole du coeur » l'élection fut plier pour ce dernier. En 2002, les français avaient été privés du face-à-face Chirac - Le Pen. Mais ce mercredi 2 mai 2007 à 21h, Patrick Poivre d'Arvor (TF1) et Arlette Chabot (France2) vont arbitrés le duel des “enfants de la télé politique” en simple maître de cérémonie. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy vont s'affronter et se confronter aux yeux des français. Ce sera certainement un grand moment de télévision, Nicolas Sarkozy est un débatteur redoutable, il parle et pense très vite mais il est nerveux à fleur de peau. Ségolène Royal a le sens de la rhétorique, mais moins fougueuse dans l'attaque, son sens de la repartie peut faire perdre à Nicolas Sarkozy ses moyens, elle jouera clairement de sa féminité pour parer les coups, et le candidat de l'UMP fera valoir son talent d'avocat pour faire encaisser ses coups. C'est une joute oratoire parfois tendue, une confrontation d'idées intéressantes pour les indécis du second tour, car ce débat peut modifier le comportement électoral du dimanche 6 mai 2007.

Ségolène Royal, la femme feu 27 avril, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , commentaires desactivés

95f3057e15387ca8cd8e29ee3d3a42fa.jpg

Jamais une femme politique n'aura été aussi attaquée, harcelée et vilipendée que Ségolène Royal, en même temps, jamais une femme n'aura été aussi proche pour conquérir le pouvoir en France. C'est pour la première fois qu'une femme politique accède au second tour d'une élection présidentielle avec une chance sur deux de l'emporter. Qui l'aurait cru, le Parti de Jean Jaurès représenté par une femme, le plus vieux parti de France s'offrirai une dame pour faire évoluer les préjugés sexistes. Qu'on l'aime ou que l'on déteste, Ségolène Royal aura fait bouger les lignes du conservatisme politique; elle a su avec une habilité féminine et un instinct de femme trouver les mots justes pour parler au coeur des français, elle a choisi pour s'exprimer à eux un registre compassionnel et maternel et donne l'impression de chercher l'inspiration chez “les bonnes gens”. Elle a comme une flagrance qui rassure, comme un parfum à base de joie qui apaise la brutalité politique. C’est mal la jugée. Madame commence alors son hold up politique. Les éléphants du Parti Socialiste ont cru que s’étaient une mascarade politique et une simple construction médiatique et que le temps fera passer cette épilepsie commune. Ils se livrent sans scrupule à des attaques machistes et triviales du genre: “Sois belle et tais-toi”, comme à son habitude, elle prend le peuple à témoin, elle renverse la situation en son avantage. D'un coup d'essaie, elle le transforme en coup de maître. La France s'indigne ! Et plus personne n'ose critiquer la madone, comme une immaculée conception, elle devient intouchable, elle flotte, elle savoure. La stratégie de la séduction et la primauté de l'image sont sa marque de fabrique. « Lorsqu'elle s'expose, c’est toujours pour mieux se dissimuler », personne ne la voit venir, ni ne la contrôle, même pas son patron de compagnon François Hollande. Plus que le temps politique n'est mesuré que par les hommes, Ségolène Royal va forcer son destin au point de prendre le Parti par la droite, avec des idées particulièrement décoiffantes. A leurs dépens, les éléphants et le Parti Socialiste se jettent à ses pieds avec une facilité déconcertante. Le 22 avril 2007,
la France la hisse au second tour, elle doit faire ses preuves, rassembler et convaincre les sceptiques et les centristes pour gagner. Le seul argument que c'est une femme est nécessaire, mais pas suffisant pour présider un pays de plus de soixante millions de citoyens. La victoire du Poitou-Charentes lui a servi de tremplin dans son projet de conquête de l'Elysée, ainsi que de laboratoire pour mettre en pratique ses idées, aujourd'hui, il lui faut être plus que jamais combative, qu'elle est l'héritière d'une filiation politique constante depuis Blum et Jaurès. Capable de présider le destin de
la France avec autorité,humanité et justice. Mais pour battre Sarkozy il lui faut plus qu’un projet, mais de l’émotion, de la simplicité et de l’authenticité.La bataille va être rude, mais rien n'est définitivement gravé dans du marbre, rien n'est indélébile, son adversaire est redoutable certes, mais elle doit se montrer constante dans ses convictions pour être à la hauteur de la fonction et du défi.

Sarkozy-Royal: Le désaccord parfait 23 avril, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

3582090815.jpgsegoleneroyal0031.jpg

Le choix par les français de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy est le retour attendu d’un système de pensée et de gouvernance vielle, usé et classique de la vie politique. Il fallait deux visions claires de la société et de la gestion sans trop brusquer les habitudes, sans prendre trop de risques, sans chambouler le système, deux projets dans deux appareils traditionnels (droite–gauche, UMP et P.S) Une conception manichéenne de son exercice : l’un est meilleur et l’autre nécessairement mauvaise pour le pays, avec une alternance entre les deux. Aucune concession, aucune conciliation, aucun compromis entre les appareils. IL y'a dans cette élection présidentielle une volonté réelle de changement et un paradoxe franchement français de conserver son architecture. Je sais maintenant qu'il faut être démagogue pour conquérir le pouvoir et impopulaire pour l'exercer. Les français ne sont pas prêts à dynamiter le système soit par un vote Le Pen, soit en conciliant les contraires et les clivages comme le proposait François Bayrou. Dans tous les cas, la démocratie est la grande leçon de cette élection, près de 85% (44 millions) des citoyens ont exprimés lors de ce scrutin leur volonté à prendre le destin de la France entre leurs mains et seulement 15% d'abstention contre 28,4% en 2002. D'ailleurs c'est grâce (ou à cause) du traumatisme du 21 avril 2002 qu'il y'a eut la consigne socialiste du vote utile. Le retour du bipartisme est favorisé c'est-à-dire la configuration classique et simpliste de la vie politique Droite - Gauche; comme si depuis 40 ans ce sacré système à mener la France au succès escompté. Mais il faut respecter le choix du peuple de France, il a décidé de hisser au second tour Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS). Le premier avec un score historiquement haut (31,18%) depuis VGE en 1974, c'est-à-dire 11 millions d'électeurs, et la seconde réunie plus de 25%, aussi bien de François Mitterrand en 1981, avec 9 millions de croyants acquis à sa cause. L'analyse des résultats fait émerger une certitude statistique: La gauche n'a jamais été aussi faible, elle totalise sous sa bannière seulement 36,5% des suffrages; madame Royal fait un plein incontestable mais sans pour autant avoir un réservoir de voix conséquent pour le second tour. Alors que Nicolas Sarkozy est personnellement très haut et il “dispose” d'une réserve probable de voix chez Jean Marie Le Pen (10,5%) et avec celles de Philipe de Villiers (815 votants). Sa victoire n'est pas pour autant acquise, mais elle se dessine plutôt bien, surtout si on ajoute, même avec une extrême prudence le report de quelques voix centristes dans son panier électoral. Justement, décryptant, le vote de l'UDF, François Bayrou est certainement l'arbitre de cette élection, il est le trépied de ce scrutin, il pèsera lourd et il sera courtiser; avec 18% de voix soit 6 millions de votants, François Bayrou vient de tripler en cinq ans son score. Mais à partir d'aujourd'hui, le leader centriste devra régler une équation politiquement délicate, car son électorat est composite, hétéroclite et divers, sa consigne pour le second tour est courtisée par Sarkozy et Royal et il doit faire attention car les législatives approchent, il doit procéder par élimination et la majorité de ses députés sont élus avec le soutien de l’UMP. Du côté de l'extrême droite c'est la panique, la tragédie de l'existence politique: l'un monte, l'autre descend; Jean Marie Le Pen n'a plus le monopole des sujets de “peurs“, certes, ses idées ont gagné, car tous les thèmes de sa politique ont été abordés sans scrupule lors de la première partie de la campagne, notamment par le candidat de l'UMP (insécurité, immigration) mais le leader frontiste perd sa dernière bataille politique, il sort de scène avec un score minable, d'aucuns diront: “la République se portera mieux”. C'est vrai avec l'O.P.A Sarkozy, Jean Marie Le Pen perd plus d'un million d'électeurs par rapport à 2002 et même plus si on enlève les 660.000 votants de Bruno Mégret il y'a cinq ans. La démocratie n'a pas de prix, mais elle a un cout et le Front National fera payer la note politique à Marie Le Pen qui voulait moderniser les idées du « vieux borgne ». En tout cas, la campagne du second tour est lancée est tout est possible, rien n'est joué, la deuxième partie d'une élection est un notre scénario, une autre histoire ; les grandes manœuvres politiciennes ont débuté, rien ne sera laisser aux hasards, deux personnalités, deux styles doivent désormais convaincre.

Vivement dimanche… 19 avril, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

images7.jpegimages9.jpegimages6.jpeg

Le temps des grands choix est arrivé, dimanche prochain il faut être nombreux à user de son sacré droit de vote; l'abstention est une fatalité dans une démocratie, le vote blanc est une position politique. Cette élection promet de grandes surprises, personne n'est capable de dire avec certitude qui sera au second tour, car le carré de tête est très haut dans les intentions de votes et tous les scénaris sont posssible, c'est la preuve que chaque vote devra compter pour éclaircir le paysage politique. L’enjeu est important et le défi est audacieux car l’homme ou la femme que le peuple aura confier les rênes de son destin devra être capable de relancer la machine france et rebooster l’Europe. C'est probablement pour la première fois depuis 30 ans qu'une élection aura passionner les français. J'ai une haute idée de la politique, c’est pourquoi, ne laisser personne vous volez cette élection, faites le choix politique, basé sur des convictions et non sur la protestation ou sur de fâcheuses humeurs, vous avez la possibilité de changer la donne avec votre carte d’électeur, ne vous laisser pas guider par les sondages, ni par la pression médiatique, ils ne sont qu’une photographie instantannée du moment, ils ne font pas une élection, chaque citoyen compte sur l’échiquier politique aujourd’hui, plus que jamais, le personnel politique a besoin de vous, alors faites valoir votre droit, la crise politique est telle que rien n'est joué d'avance, il faut aller voter en masse, car ne pas voter, c'est laisser les autres décider à votre place

Elysée - moi 5 avril, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 2 commentaires

2991478112.jpg
Il reste moins de quinze jours pour que Jacques Chirac donne les clés de la France et les codes nucléaires à son successeur. Et c'est à cette période précisément que les français façonnent solidement leurs convictions et leurs choix. A qui dira la phrase choc ou le mot pertinent, attirera la foudre ou l'éloge des médias et surtout du peuple souverain. Plus personne ne s'attarde à lire les programmes des candidats (trop lourd, trop technique), désormais les choses se joueront sur la capacité des candidats à supporter la pression et à tenir leurs nerfs. Ils doivent se montrer rassurant et réconfortant car à ce moment de grand rendez-vous populaire, les français aiment être materné, écouté, cajolé et surtout flatté comme une jeune amoureuse lors de son premier baiser. Cette émotion si exceptionnelle donne le tournis et la France aime cette grande sensation, puisqu’elle ne se donne qu'a celui qui la désire le plus, c'est une relation unique entre un Homme et un Peuple, “c'est une rencontre exceptionnelle entre un Politique et un destin. Rien ni fera, ni les sondages ni les meetings politiques, ni les médias ; cette élection, les français ne veulent pas qu'on la leur vole comme en 2002, ou le choix fut réduit entre la Raison et l’extrême. Raison, parce que les 82% des votes de Chirac ne se sont pas fait par conviction, car « Il fallait avant tout défendre une certaine idée de la France en faisant barrage à toutes formes d’extrêmismes » Sauf que, le 22 avril 2007, si les français placent Jean Marie Le pen au second tour, ce ne serait plus un accident d'humeur, mais un véritable choix politique et un message sans ambiguïté; mais s'ils reviennent aux fondamentaux français c'est-à-dire gauche centre droite, alors la mauvaise humeur de 2002 était simplement un fort avertissement social et politique. Dans tous les cas, les français veulent être entendus, veulent participer activement à la vie politique (le succès des émissions politiques à la télé, la présence massive des gens dans tous les meetings et surtout la forte augmentation des inscrits sur les listes électorales), la conscience politique est forte et alerte; alors chers candidats faites nous rêvés.

Le Darfour: un génocide annoncé 26 mars, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 2 commentaires

041155fougandalemoyne.jpgsudan01.jpgDepuis février 2003, le conflit au Darfour dans l’ouest du Soudan, qui oppose les factions rebelles au gouvernement soudanais, a jeté des centaines de milliers de personnes sur les routes de l’exil. Des milices pro - gouvernementales ont mené des attaques massives dans des villages, tuant ainsi de nombreux civils. Ceux qui y ont survécu ont fui, mais se retrouvent aujourd’hui à nouveau dans une situation inextricable. L’aide est insuffisante, et les lieux où se sont rassemblées les personnes déplacées sont actuellement la cible d’attaques violentes. « Le Darfour devient la crise la plus importante au Monde », prévient les Nations – unies. Mais la situation demeure toujours extrêmement préoccupante et, de l’avis de la plupart des experts, « pourrait connaître une nouvelle détérioration ». On estime que cette crise a entraîné entre 180.000 et 300.000 morts. Environ 2,5 millions de personnes sont affectées par cette folie humaine, soit plus d'un tiers de la population totale du Darfour. 1,8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du Darfour, et plus de 200.000 ont traversé la frontière, fuyant vers le Tchad. De graves violations des droits de l’Homme ont été signalées par les Nations unies et les organisations des droits de l’Homme. Mais comme pour le génocide Rwandais, tout le monde est averti, mais tout le monde semble être surpris de l’ampleur des crimes, quelle indifférence ! J’ai la nette impression que nous avons perdu notre capacité d’indignation, des milliers de morts s’entassent devant les portes du monde et personne ne parait affecter. La conscience collective ne s’émeut plus, tant c’est normal qu’il y’ ait une guerre civile en Afrique, tant c’est évident que la violence frappe ce continent maudit. C’est plutôt le contraire qui inquièterait les « Nations civilisée ». La guerre, la famine, la misère, ne sont pas une fatalité en Afrique, c’est un destin. Quelle honte, quel mépris, lorsque la France en février 2007 à Cannes déroule le tapis rouge a Omar Al Béchir, ce général dictateur, proche de Ben Laden. La France par Jacques Chirac voulait se donner bonne conscience, en faisant signer a celui-ci « une déclaration de bonne volonté », sans grande conséquence aucune, car le barbare refuse dit-il « une tentative du démembrement du Soudan », alors que ce droit d’ingérence est une impérieuse nécessité pour les populations menacées. Lorsque des hommes d'une même Nation s’entretuent pour un conflit de préséance, la folie humaine frôle l’imbécillité primaire au point de provoquer une indifférence déconcertante auprès du monde civilisé: La milice pro- gouvernementale, composée d’arabes musulmans tue des milliers de noirs musulmans eux aussi au Darfour (quel paradoxe). Ces barbares des temps modernes brutalisent les populations : viols les femmes et les enfants, tuent avec gourmandise et haine les braves hommes du pays. Ces nomades arabes ont l’appui du Président soudanais, qui lui-même bénéficie du veto chinois aux Nations – Unies. Ce veto qui empêche un corridor humanitaire pour soulager les peines les plus atroces. D’un côté, L’Union Africaine, brille par son impuissance et son incapacité a trouvée une solution au conflit. Sa politique est incohérente donc inefficace, elle ne peut prendre aucune résolution ferme de peur de « gêner » leur ami le président Béchir, il est préférable de “ménager” l'ami président que de secourir un peuple opprimé et en détresse, C'est ça l'Afrique ! De l’autre côté, on observe l’inertie de l’Occident et le silence coupable de la France face au “petit” peuple. Depuis quelques Jours seulement, l'écrivain vedette Bernard Henri Lévy, de retour du Darfour a fait signer aux candidats à la présidentielle un engagement, encore un engagement, toujours des engagements alors que ce peuple a besoin d’aide alimentaire et des soins de premières nécessités c'est-à-dire des solutions concrètes, car les grands pays industrialisés ont un devoir d'assistance envers ceux qui contribuent directement ou indirectement à la richesse insolente de ceux-ci. Si rien n’est fait, la France verra à sa porte des millions d’immigrés qui viendront de gré ou de force, et non pas, pour “manger le pain des français”, mais pour fuir la misère et cela au nom du sacré principe universel de “la non-assistance aux personnes en danger. Il est temps d’agir et d’agir vite, sinon devant le Tribunal de l'Histoire nous serions complice de ce génocide sauvage.

Un pack de douze s’il vous plait ! 22 mars, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 1 commentaire

07d27f75e5286ee7360c271eb079985e29.jpgIls sont douze pour la conquête de l’Elysée : Bayrou, Besancenot, Bové, Buffet, Laguiller, Le Pen, Nihous, Royal, Sarkozy, de Villiers, Voynet et Gerald Schivardi. Les femmes sont bien représentées et bien sur la gauche est bien dispersées, d’aucuns diront : comme d’habitude. Le conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) exige désormais un équilibre parfait et sans équivoque entre les candidats dans les médias publics ou privés. Il y’a dans cette liste les prétendants probables du second tour : le triangle d’or c’est-à-dire Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou, avec en ligne de mire l’imprévisible Jean Marie Le Pen qui aime les trouble-fêtes. Les autres candidats sont là pour « peser » sur l’équation politique du second tour et pour mieux « négocier » les sièges aux législatives de juin 2007. Le risque dans cette équation est de priver le leader principal du second tour justement (la frappe du 21 avril 2002 avec Lionel Jospin, trotte je l'espère dans le subconscient politique de la gauche). Ensuite, il y'a Jacques Chirac qui annonce (sans grande surprise) son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy. Un soutien solennel, sans conviction et presque du bout des lèvres,”le service minimun“. Une parfaite alchimie entre soutien et retenue, entre le traitre de 1995 et le dauphin désigné par son parti l'UMP. Ce qui ne peut qu’être louable et génant à la fois pour Nicolas Sarkozy: “ce soutien peut peser lourd dans l'électorat traditionnel de droite” comme un héritage direct, pour quelqu’un qui prône la « rupture » cela peut-être encombrant et contradictoire, mais il ne faut pas jeter l'eau du bain, avec le bébé. Le ministre - candidat quittera la place Beauvau le lundi 26 mars 2007, pour s’occuper pleinement de sa campagne, il apportera dans ses bagages, son porte-parole Xavier Bertrand (ministre de la santé). Le premier sera certainement remplacer par le très chiraquien François Baroin (ministre de l’Outre-mer) et le second par Philippe Bas (ministère chargé de la famille). La campagne présidentielle prendra une tournure décisive a partir de la semaine prochaine, car c’est probablement la période ou les français se forgent nettement une conviction sur le vote du 22 avril 2007, c’est un moment important dans les états major politique, ou il faut accentuer sa présence, marteler ses idées et solidifier son électoral. C’est aussi la période ou tous les coups sont permis, la moindre erreur peut-être fatale. C’est l'avant dernière ligne droite ou gauche (égalité oblige). François Bayrou, l'homme providentiel baisse dans les intentions de vote, normal, il est la cible privilégiée de tous les candidats. IL est désormais important pour lui d'affirmer son élan politique et d'expliquer clairement son problème de “gourvernementalité“, sinon on reviendra tout naturellement aux fondamentaux de la politique franco-française: Gauche et Droite. Les socles électoraux commencent à prendre forme; alors à vos marques…

Jacques Chirac tire sa révérence ! 12 mars, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 2 commentaires

mg3486.jpg
Le 11 Mars 2007,la France entière est pendu sur les lèvres du président de la République. Tout le monde se doute qu’il ne se représentera pas, mais imprévisible qu’il est, jacques Chirac a toujours pris tout le monde par surprise, alors on se méfie avec lui et on redoute toujours le pire. On se souvient du départ morose de Valérie Giscard d’Estaing, quittant progressivement l’image en entrant dans une pièce esseulée, on sentait la solitude de la fin de règne. Mais Jacques Chirac est un fauve politique, rien n'est laissé au hasard, tout est pensé et orchestré de façon magistrale, il parait même qu’il a fait deux prises caméra tant l'émotion était forte. Les couleurs de la France et de l’Europe en arrière-plan : les combats de sa vie politique, même s’il a constamment changé d’idées, comme on change de chemise (peut-être une question d’hygiène politique), Jacques Chirac aime les symboles. Au début l’image est fixe et subitement, il arrive sur le champ visuel tel un ovni, une entrée pour un départ, c'est le paradoxe chirac, le moment est grave et le temps est digne et solennel, la passion a gagnée les français, Chirac parle : « je ne solliciterai pas votre suffrage pour un nouveau mandat » c’est-à-dire pour un mandat de trop, d’abord parce qu’il n’a plus l’appareil politique, l’UMP a été « cambriolé » par Nicolas Sarkozy, son dauphin – traître, l’UMP, cette machine de guerre politique et cette réserve de fonds lui sont privés, ensuite parce que l’age pesant, la « bête » devient de plus en plus fragile, enfin et surtout, Jacques Chirac n’a pas un bilan flatteur, l’initiateur de l’A.N.P.E , laisse la France pas tout a fait dans l’état ou il l’a trouvé mais presque ; la fracture sociale de 1995 s’est aggravée,les inégalités aussi.Mais Jacques Chirac c’est 40 ans de vie dédiée à la politique, à la conquête du pouvoir et aux vanités qui vont avec, mais pas à son exercice, il ne sait pas gérer son pouvoir. Le premier maire élu de Paris a toujours cédé aux sirènes du pouvoir et aux privilèges moraux, mais ce 11 mars 2007 l’heure est important, Jacques Chirac sait qu’il a rendez-vous avec l’Histoire, avec son histoire. Il faut tourner la page, mais pas la déchirer, la postérité pourra on avoir besoin. Avant de partir, il laisse les consignes à son prédécesseur tel un bon père de famille : ne jamais céder aux extrémismes et lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Il est jamais meilleur que lorsqu’il s’agit de proférer des généralités humanistes et unanimistes. Ensuite il fait une déclaration d’amour aux français et à
la France qu’il aime passionnément : «Pas une minute, je n’ai cessé d’agir pour servir cette France magnifique, cette France que j’aime autant que je vous aime », il a sacrifié toute sa vie pour tenter de défendre son pays à travers le monde et il conclut, la voix rempli d’émotion et de dignité : «La France n’a pas fini d’étonner le monde ! » alors pour tous ses moments graves et parfois insolites de la vie politique française, MERCI

François Bayrou: l’homme à abattre ?! 9 mars, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 3 commentaires

2352616116.jpg

Il passionne ou il agace (souvent les deux) : François Bayrou ne laisse pas indifférent. Témoin engagé, le président de l’UDF occupe une place originale dans le paysage politique français. Le sentiment à la fois d’accomplissement et d’inachèvement caractérise François Bayrou, il est talentueux et énigmatique, il est à la fois consensuel et solitaire, il exige l’essentiel que de soi et fait habilement télescoper les paradoxes. Depuis avril 2002, François Bayrou se fraie lentement un chemin de Contestation dans la vie politique, dès cette époque, il nage volontiers a contre-courant : Il combat sans relâche l’opposition mais aussi le parti de la majorité et s’est opposé quelques fois au Président Chirac. Mercredi à Lyon à la conférence- débat organisée à l’Institut d’Etude Politique, il a bonne mine et une énergie débordante, le débat est vif, parfois violent, mais rien de tout ceci se trahi sur son humeur. Son visage détendu traduit la pénétration d’un esprit fin et le plaisir délicat d’un homme de culture. François Bayrou surf sur une vague impressionnante, lui qui rien ne donner gagnant, lui qui n’était pas prévu dans la techno-structure de l’Etat et dans les institutions de sondages est en train d’affoler les baromètres de la Sofres et du CSA, il frôle allégrement les 24% d’intentions de vote et s’il parvient jusqu’au deuxième tour, les sondages prédisent qu’il « fusille » Sarkozy et Royal. Cet affolement, le hisse en haut de l'affiche politique et il devient par conséquent, la coqueluche des médias: ceux qui pensent faire et défaire une élection sans l'avis du peuple.

Toutes les discussions politiques et politiciennes des salons parisiens s’articulent autour de lui. Il suscite l’inimitié chez les uns et force l’admiration auprès des autres mais dans tous les cas, il a l’art de provoquer la colère des deux favoris des médias au point qu’une cellule spéciale est mise en place dans les Q.G des partis pour contrer la fulgurante et inattendue montée du béarnais. Mais ce dernier se dit serein et prétend même comprendre cet engouement soudain. Le ralliement de André Santini ou même encore de Simone Veil au candidat de l’UMP n’en fera rien, l’homme du tracteur croit en son destin et veut prendre date avec les français. L’élection présidentielle est trop imprévisible pour s’aventurer dans une politique fiction comme le fait aussi facilement les journalistes chevronnés et les politologues avertis. Aujourd’hui François Bayrou est encensé par la presse et les médias, comme l’était en son temps Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, et rien ne dit qu’il gardera cette vitesse de croisière, et rien ne dit non plus que les intentions de vote se transformeront le 22 avril 2007 en vote effectif : plus haut on est perché plus forte est la chute. François Bayrou savoure avec gourmandise l’attention particulière que lui donne les Français à cet instant, qu’il n’oublie pas que la gloire est une vanité sans intérêt, les sondages ne font pas une élection présidentielle, ça ce serait !!!!

Jean Marie Le Pen et ses vieux démons… 2 mars, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 3 commentaires

 

 

 

 

 

1101988435.jpg
Tout ou presque a été dit sur Jean Marie Le Pen, ce personnage controversé, sulfureux, souvent ignoble et crapuleux (sur la question de la Shoah) Mais je pense sans risque de trop me tromper que Jean Marie Le Pen dissimule des facettes de lui et de sa politique encore plus sombre. Il a une haine viscérale contre les immigrés : ceux qui « mangent le pain des français…des vrais français » Il a aussi un mépris prononcé pour les Arabes qui sont assimilés dans son discours et dans celui de Philippe de Villiers comme les terroristes en puissance et en devenir. Par conséquent, un grand amalgame est fait entre les musulmans et les intégristes, entre les Arabes et l’islam : « tous les Arabes ne sont pas musulmans et tous les musulmans ne sont pas arabes et moins encore terroristes » Pour le Front National, l’immigration est la principale cause de la crise économique et de la panne politique de la mère Patrie. « Si les immigrés n’étaient pas sur le sol national, la France serait le pays à nul autre pareil dans le monde, sans chômage, sans pauvreté, sans vol, sans meurtre et avec des logements disponibles ou chaque français mangerait à sa faim » en somme, un monde merveilleux. ô ! Mon Dieu, dans ce pays l’immigré à bon dos. Mais poursuivons cette logique. Il est pour la préférence nationale, c’est-à-dire une priorité doit être faite d’abord aux français sur l’emploi, sur le logement, sur la santé et sur l’accès aux écoles. C’est plus qu’un devoir pour l’Etat, c’est une obligation qui lui est faite de protéger les intérêts et les priorités des nationaux. Sauf que, ce concept aussi noble soit-il aurait été louable dans la conscience collective si, et seulement s’il n’avait pas introduit dans ce concept, la notion raciale et sanguine. Dans sa politique, Jean Marie Le Pen estime que : « Ne peut-être français,qu'un blanc aux yeux bleu ou presque autrement dit, ceux qui ont un héritage généalogique direct c’est-à-dire par le droit du sang et non le droit du sol. A son époque Adolphe Hitler parlait de la race arienne et chacun sait les conséquences tragiques de cette politique. Aujourd’hui qui peut encore dans ce monde prétendre…

lire la suite…

Nicolas Sarkozy: un pouvoir nommé désir 26 février, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 4 commentaires

9709235m.jpg

Il s’y prépare depuis 30 ans, il en a rêvé et il rêve d’être Président de la République; a force d'en rêver, il s'en était convaincu au point d'oublier qu'une élection présidentielle se mérite. Présider aux destinées de la France, Nicolas Sarkozy le souhaite avec force et avec conviction d'être parmi les « Grands de ce monde », il voulait bravé et défié tous les interdits pour incarner la France, la France du général de Gaulle . Mais ce Pouvoir qu’il désire tant, que va t-il en faire ? Il dit même ne vouloir être à l’Elysée que pour un seul mandat, mais que peut-on faire de grand et de passionnant en 5 ans de mandature sans laisser inachevé les projets initiés. Cette ambition doit dissimuler quelque chose d’inavouée, d’inexpliquée dans le personnage de Nicolas Sarkozy. A qui veut-il prouver toute cette envie, toute cette énergie débordante ? Cette obsession de vouloir toujours se comparer, se prouver des choses et livrer des combats qui sont pas toujours les siens. Le candidat de la droite cherche perpétuellement la confrontation pour exister ; exister pour dépasser un complexe caché ou transcender une lacune. Cet homme est un phénomène politique. Incontestablement Nicolas Sarkozy a l’envergure d’un chef d’Etat, il a un programme qu’il « teste et rode » depuis 5 ans dans son « laboratoire » de la place Beauvau, il a l’exercice du pouvoir dans son compteur politique et la stature nécessaire pour incarner le projet gaulliste qu’il propose, la question est de savoir est-il prêt, a t-il subi des épreuves politiques redoutables qui sont nécessaires à la construction d’un Homme d’Etat ? D’aucuns pensent que pour être Président de la République il faut avoir connu beaucoup d’échecs, avoir traversé beaucoup d’humiliations, comme par exemple l’épreuve de la défaite, comme ont subi a leur époque François Mitterrand et Jacques Chirac; “cela fera grandir le fauve et la bête politique qui est en lui, cela forcera son humilité et le rendra plus sage et plus docile, donc plus apte à la fonction suprême de l'Etat”. Alors faut-il que Sarkozy perde la présidentielle 2007 pour mieux se préparer et mieux se parer des intempéries politiciennes ? faut-il qu’il passe du côté de l’opposition et qu’il subisse « le pouvoir blues » pour se faire une stature constante et incontestable de chef de l’Etat ? Je ne pense pas, le président de l’UMP a connu des traversées du désert épouvantables et parfois insurmontables, il a su avec brio, se relever et garder la tête haute,il garde d'ailleurs quelques séquelles et quelques rancunes, mais rien ne lui a été facilement donné, il a dû se battre pour conquérir le parti de Jacques Chirac et s’attirer l’estime des chiraquiens et de sa propre famille politique. Je pense plutôt que Nicolas Sarkozy a une extrême fragilité nerveuse, à fleur de peau, il sait donné les coups…

lire la suite…

y’a t-il une fatalité en Afrique ? 22 février, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , 7 commentaires

1026.jpg

On ne parle de l'Afrique en France et en Occident que lorsqu'elle se distingue minablement dans les guerres civiles, les coups d'Etat, les pillages, les corruptions et les fraudes. Quelle est cette fatalité qui s’abat toujours sur l’Afrique, chaque fois qu’elle doit organiser les élections politiques ? le Sénégal doit se soumettre ce week-end au suffrage universel, comme dans chaque démocratie, le vote est la consécration suprême et inévitable d’une démocratie, il allie le pouvoir a la responsabilité. Alors pourquoi, faut-il qu’il y’ait inévitablement une infusion de sang pour valider une élection en Afrique ? Sommes-nous incapables d’accepter l’alternance politique ou d’organiser librement et dignement un vote sans l'intervention de la France et sans qu'une goutte de sang ne puisse couler ? J’ai la nette impression que les Hommes politiques africains s’estiment propriétaires du Pouvoir et refusent le changement,ils refusent d'admettre qu'ils ce sont lourdement trompés et qu'il faut passer la main. Cette situation devient insoutenable, presque honteuse, car on ne parle de l'Afrique dans les journaux télévisés, pour illustrer les horreurs qu'ils sont capables de cristalliser; il n’y a rien d’honorable, rien d’humain, on a l’impression que l’Afrique est peuplée “d’animaux” incapables de s’assumer pleinement, de se prendre en situation. Leurs échecs et leurs mauvais choix, ils les imputent et sans scrupule aux occidentaux.L'Afrique cherche le bouc émissaire pour expier son incompétence à transcender les évènements et à regler ses problèmes. Irresponsable. J’ai rencontré ce matin, un de mes anciens professeurs de droit constitutionnel, Guy Carcassonne à Science Po, qui est passionné par l’Afrique, il me disait qu’il été froissé chaque fois que l’on parlait de ce continent en des termes désobligeants et que l’Afrique ne faisait rien pour corriger cette injustice et j’étais dans l'obligation morale de lui répondre: « les dirigeants africains sont des hommes cupides, avides du pouvoir qui n’ont aucune vision, aucune ambition et aucune fierté pour l'Afrique, le plus important pour eux c’est le pouvoir pour le pouvoir, des visionnaires un peu aveugle”. L’Afrique est-elle vouée définitivement à l’échec ? pendant longtemps j’ai eu la faiblesse de croire que les choses changeront, que les hommes et les femmes de ce grand continent prendront en mains les rênes de leur destinée, mais force est de constater que rien de tout ceci semble être possible dans la conscience africaine, a croire que l’Afrique s'accomode dans la déchéance,dans la fatalité. Alors comment voulez-vous que le monde vous respectent si vous vous comportez aux yeux du monde comme des primitifs, des peuples qui sont incapables d’organiser pacifiquement les élections présidentielles ou législatives ? Je n’ai pas la réponse, alors éclairez-moi de vos lumières!!!

Le testament institutionnel de Jacques Chirac 20 février, 2007

Posté par Steve Loemba dans : Non classé , ajouter un commentaire

discours00071147274274.jpg

Jacques Chirac veut quitter la scène politique par le haut. C'était une promesse électorale, Le Parlement réuni lundi en Congrès à Versailles a entériné trois projets de loi constitutionnelle voulus et souhaités par le Président de la République française, dont le mandat présidentiel s'achève dans deux mois. Pour la troisième fois depuis le début de la XIIè législature, en juin 2002, députés et sénateurs ont été convoqués lundi à Versailles pour entériner trois réformes de la Constitution. Comme le prévoit l'alinéa 3 de l'article 89 de la Constitution, les textes, votés dans les mêmes termes par l'Assemblée Natioanle et le Sénat, ont recueilli à Versailles la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, qui était accompagné de trois de ses ministres, est intervenu sur chacun des textes. Premier texte entériné, celui sur le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Le chef de l'Etat et le Premier ministre, Dominique de Villepin, aidés par François Baroin, ministre de l'Outre-mer, ont réussi à imposer ce texte traduisant un engagement pris par la gauche dans le but d'apaiser les tensions dans le territoire. Malgré la réticence de nombre d'élus UMP et notamment de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, président de l'UMP et candidat de cette formation à l'Elysée, le projet de loi a pu être adopté sans problème avec le soutien de la gauche.Il a été adopté par 724 voix contre 90 parmi lesquels 63 députés et 20 sénateurs UMP. Ensuite, le projet de loi modifiant le statut pénal du chef de l'Etat. Il s'agissait là d'une promesse faite par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle en 2002. Malgré les réserves de certains élus UMP, le texte a lui aussi été entériné. Les parlementaires UDF ont voté contre. Les socialistes se sont finalement abstenus tout comme les communistes et apparentés. Le groupe PS de l'Assemblée Natioanle avait voté “pour”, alors que les sénateurs PS avaient voté “contre”. Le sénateur Robert Badinter a réussi à imposer l'abstention des socialistes. Il a été adopté par 449 voix contre 203 parmi lesquels plusieurs députés “sarkozystes” comme Patrick Devedjian et 13 sénateurs UMP mais aussi 41 députés et 17 sénateurs socialistes dont Robert Badinter. Le texte inscrivant l'abolition de la peine de mort dans la Constitution a lui été entériné sans peine, seuls 20 députés et trois sénateurs UMP ainsi que trois autres élus ayant voté contre ce projet de loi. Il a été adopté par 828 voix contre 26. La peine de mort avait été abolie en France en 1981.Le sénateur socialiste Robert Badinter, qui en tant que garde des Sceaux, ministre de la Justice présenta l'abolition de la peine capitale en 1981 devant le Parlement, fut applaudi par tous les députés et sénateurs debout à l'issue de son intervention.Ce fut l'une des premières mesures audacieuse de François Mitterrand élu quelques mois plus tôt Président de la République française. Jacques Chirac et d'autres élus de droite avaient joint leurs voix à celles de la gauche pour voter la loi abolissant la peine capitale, loi qui fut promulguée le 9 octobre 1981. Les députés Ségolène Royal et François Bayrou, absents pour cause de campagne électorale, avaient laissé des délégations et ont respecté les consignes de leur groupe.Comme le prévoit la Constitution, c'est le président de l'Assemblée Natioanle, Jean-Louis Debré, un fidèle parmi les fidèles de Jacques Chirac, qui a présidé cette réunion du Congrès à Versailles. C'est dans l'aile du Midi du prestigieux château de Versailles que les 574 députés (trois sièges sont vacants) et les 331 sénateurs, soit en tout quelque 900 parlementaires, ont été convoqués à cette journée un peu spéciale. Depuis les débuts de la Cinquième République en 1958, le Parlement n'a été que quatorze fois convoqué en Congrès à Versailles. Outre que le cadre y est particulièrement solennel, les députés et sénateurs peuvent lors de chaque pause faire quelques pas dans les jardins fermés au public ou bien faire la queue devant le bureau de poste installé spécialement pour apposer sur des enveloppes le traditionnel cachet “Congrès du Parlement” daté du jour. Les députés ont déjeuné de leur côté en présence du président de l'Assemblée populaire nationale algérienne, Amar Saadani, invité de Jean-Louis Debré. Les sénateurs ont pris leur repas entre eux. Jean-Louis Debré a probablement achevé sa carrière d'élu en présidant un Congrès du Parlement. Il pourrait en effet être nommé dès mardi par Jacques Chirac à la présidence du Conseil constitutionnel en remplacement de Pierre Mazeaud dont le mandat arrive à expiration.